Eolien. Un avenir radieux après un cap difficile

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Un rapport publié par l'association mondiale de l'éolien et Greenpeace laisse entrevoir un développement qui permettrait à l'énergie éolienne de fournir 12% de l'électricité mondiale. Mais pour l'heure, les principaux acteurs du secteur connaissent d'importantes difficultés, aussi bien en Europe, aux Etats-Unis et en Chine...

L'énergie éolienne, qui représente aujourd'hui 240 gigawatts (GW) de capacité installée dans le monde (dont 40 GW installés en 2011), pourrait bondir à 1100 GW d'ici à 2020, selon le scénario le plus optimiste étudié par l'association mondiale de l'éolien (Global Wind Energy Council) et Greenpeace. Cela représenterait 12% de la production mondiale d'électricité, et près de deux fois ce que prévoit pour sa part l'Agence internationale de l'énergie, qui table sur 587 GW à cet horizon, ce qui représente déjà une croissance annuelle moyenne approchant les 10%.

1,4 milliard d'emplois supplémentaires créés d'ici à 2020

Et ce n'est pas tout, une telle capacité installée s'accompagnerait de la création de quelque 1,4 millions d'emplois supplémentaires et de l'évitement de 1,5 milliard de tonnes de CO2 chaque année. Mais si le secteur a connu une forte croissance depuis une dizaine d'années, celle-ci souffre aujourd'hui sous l'effet conjugué de la crise économique en Europe, des retards de raccordement des fermes éoliennes au réseau électrique en Chine et, plus généralement, du durcissement des politiques de soutien à cette forme d'énergie.

Ralentissement en Europe

En Europe, le total des installations annuelles s'est stabilisé à 9,6 GW en 2010 et 2011 après avoir atteint un record de 10,5 GW en 2009. En Espagne, le gouvernement pourrait instaurer une taxe de 11% sur l'énergie éolienne, contre laquelle la fédération espagnole a porté plainte; la France est quasiment à l'arrêt en raison de la complexité administrative et de la menace qui plane sur le tarif de rachat; les politiques britanniques tiennent des propos contradictoires sur la nécessité ou non de poursuivre le développement du secteur.

Le marché américain a l'arrêt

Quant aux Etats-Unis (20% du marché mondial!), les acteurs sont soulagés après la ré-élection de Barack Obama mais ont néanmoins fait une croix sur l'exercice 2013. En effet, les projets sont longs à développer, et l'incertitude sur le renouvellement du crédit d'impôt (PTC, pour production tax credit), que le Sénat avait refusé en septembre dernier, a créé un climat peu propice aux investisseurs. Certes, à l'inverse de son concurrent malheureux Mitt Romney, Obama s'est toujours prononcé en faveur d'un renouvellement, mais les professionnels s'attendent à une modification de certaines modalités.

Les leaders mondiaux en difficulté

Quoi qu'il en soit, le mal est fait. L'allemand Siemens a d'ailleurs récemment licencié plus de 600 de ses employés américains en faisant un lien direct avec cette situation incertaine. Pour le leader mondial Vestas, qui ne cesse d'annoncer de nouvelles vagues de licenciements, le marché américain pèse lourd dans ces décisions. L'espagnol Gamesa a également annoncé il y a quelques jours une réduction de ses effectifs de 20%, et même les leaders chinois Sinovel et Goldwind rencontrent des difficultés.

Comme dans le photovoltaïque, les perspectives à moyen et long terme paraissent extrêmement prometteuses, mais seuls ceux qui parviendront à passer le cap difficile des prochaines années en profiteront.

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a écrit le 20/11/2012 à 18:11 :
Pourquoi l?énergie éolienne est une solution mature et compétitive en 2012, créatrice d'emplois

Les sénateurs de la Commission d?enquête sur les coûts de l?électricité relève le 18 juillet dernier que l'éolien terrestre est "d'ores et déjà une filière mature et compétitive", avec un prix de 82 euros du mégawattheure. Ce même rapport établie un coût du nucléaire entre 54 et 70 euros / MWh (prenant en compte les coûts liés aux déchets, démantèlement, assurance...). La différence devient donc ténue Concernant l?EPR c'est encore plus flagrant : la Cour des comptes en 2008 révèle même que l'epr aura un coût compris dans une fourchette comprise entre 70 et 90 /MWh. C?est donc un faible coût économique qui plus est pour un grand bienfait industriel. Grâce au tarif d'achat établi il y a 6 ans, l' éolien représente actuellement 11 000 emplois en France alors qu'il y a 10 ans ce n'était que quelques dizaines de personnes ! Les appels d?offre offshore de 6 000MW créeront 10 000 emplois supplémentaires. Des industriels comme Alstom et Areva ont pris des engagements pour créer des sites de production au Havre, à Cherbourg et à Saint Nazaire. Enercon a inauguré son usine picarde créant plus de 60 emplois et la liste est longue... Dans 10 ans la filière pèsera 60 000 emplois.
Réponse de le 22/11/2012 à 1:36 :
Précision : les coûts de déchets, démantèlement et assurance ne peuvent pas être pris intégralement en compte, loin s'en faut, comme confirmé en audition des opérateurs nucléaire au Sénat récemment car ils sont par définition encore inconnus. Les écarts de prix de démantèlement entre la France, l'Angleterre, les Etats-Unis et l'Allemagne entre autres confirment que la France les sous évalue fortement. Le stockage n'est pas encore réalisé. Enfin pour ce qui est des assurances ont évalue un accident majeur d'une centrale entre 600 et 1000 milliards d'euros et aucun assureur n'assure les centrales (voir le cas du Japon), c'est donc bien un coût qui reviendra au public. Cà rend l'éolien et les énergies renouvelables beaucoup plus compétitives tous frais compris.
Réponse de le 28/11/2012 à 17:49 :
Si vous avez regardé intégralement les débats, vous auriez dû voir que GDF, opérateur de 7 centrales nucléaires en Belgique, avec 1,2GW de part sur 2 centrales française, évalue le coût final pour EDF tous frais d'opération, construction et démantèlement compris à 33?/MWh, moins que l'ARENH (et critique donc celui-ci comme trop élevé). Pour rappel aussi, le PDG de GDF qui a avancé ce chiffre est pénalement responsable s'il s'avère qu'il a mentit à la commission.

Les Américains ont maintenant démantelé 2 centrales de techno similaire à celle de la France sans mauvaise surprise particulière et sans surcoût imprévu, l'une Maine Yankee était la s?ur jumelle de Fessenheim, une REP 900 MW de la même époque.
La France ayant construit toutes ses centrales sur le même modèle, la réduction de coût en systématisant les méthodes est réelle.

Sur le coût d'un accident majeur, le plus simple est de tout mettre en ?uvre pour l'éviter. Avec le recul, on voit que les japonais aurait pu faire plusieurs choses pour cela, avoir des filtres pour faire sortir l'air sans les radiation, comme ds toutes les centrales françaises, avec des recombineurs d'hydrogène pour éviter les explosions, comme ds toutes les centrales françaises, avec une force d'intervention rapide héliportée pour apporter des moyens de secours avant le désastre, comme nous sommes en train de le mettre en place (nous avions déjà le groupe Intra, moins bien, mais déjà qqch. Ils s'étaient portés volontaire pour le japon, mais leurs robots n'étaient pas adaptés aux centrales japonaises).

Et finalement quand on parle du risque du nucléaire, il ne faut pas oublier qu'il existe aussi le risque des installations Seveso. AZF ce n'était pas grand chose, car un certain nombre d'usines chimiques contiennent elles des substance qui pourrait mener à l'émission d'un nuage de produits mortels sur les agglomérations environnantes. Quand on compare l'un à l'autre, la catastrophe qui pourrait vraiment mettre en péril une de nos centrales nucléaire, si elle tombe plutôt à la place sur la mauvaise installation Seveso, fera au final beaucoup plus de morts. Et le coût peut réellement monter encore plus haut que pour Fukushima.
a écrit le 18/11/2012 à 12:26 :
Décidément Greenpeace est devenue mercenaire de toutes les causes... sous marines...
L'éolien géant tripale est condamné parce qu'il ne marche pas - point barre. (John Hayes nouverau ministre de l'énergie britannique le répète tous les jours). les grosses éoliennes servent surtout à faire fortune par la revente de certificats carbone au profit des usines polluantes charbon, plastique, etc principalement en Chine., avec des flux financiers considérables de l'ordre de 130 milliards de dollars cette année, ce qui fait que l'électricité déjà trop payée est l'argent de poche.
Pour autant il ne faut pas jeter l'éolien qui marche, mais ce n'est pas le même: ce sont des ingénieurs performants qui ne sont pas des manipulateurs financiers. les éoliennes qui marchent sont plus petites, mais plus puissantes et surtout elles n'ont pas le moteur à 100 m de haut. (plus de 50 accidents mortels)
Réponse de le 18/11/2012 à 22:28 :
C'est contraire à toute loi physique ce que vous affirmez !!! : "éolienne plus petite plus puissante" ???? L'éolien fonctionne très bien depuis plus de 30 ans. Il y a encore eu des bilans en mai 2012 avec 45 instituts concernés par exemple pour le parc allemand Alpha Ventus étudié depuis 2009 : résultat bilan très positif. Cà change quoi qu'une éolienne fasse 50 m ou 100 m en terme de risque ? Le prix de l'énergie fourni baisse avec la taille de l'éolienne. C'est quoi l'éolien qui marche et celui qui ne marche pas ?? Pas bien clair votre post !
a écrit le 15/11/2012 à 23:39 :
Commencons par arreter les logements passoires energetiquement
Réponse de le 16/11/2012 à 14:26 :
Malheureusement çà ne suffit pas car on renouvelle seulement 1% de logements par an et isoler coûte très cher et met beaucoup de temps à être amorti. En plus c'est en pratique peu souvent réalisé de manière satisfaisante. Enfin chaque secteur doit avancer, il n'y a donc pas lieu d'en privilégier un mais d'avancer sur plusieurs fronts puisqu'ils s'agit de métiers différents.
a écrit le 15/11/2012 à 23:13 :
@ Albert : le cas de l'Allemagne pour le solaire est spécifique, il fallait redresser la situation de l'ex-Allemagne de l'Est donc dans les subventions solaires, certes trop élevées, est intégré pour une bonne part le renflouement de cette partie de l'Allemagne où sont situées une proportion importante d'entreprises d'Enr. Il faut par ailleurs faire un bilan global des sommes investies et de toutes le retombées, notamment technologiques et à l'export. Ainsi l'Allemagne a fourni à la Chine la majorité des machines, automatismes etc pour le solaire, regardez les films sur le solaire chinois, les machines sont quasiment toutes allemandes et ceci grâce à l'essor allemand du solaire. Enfin si des entreprises allemandes ferment, c'est assez naturel comme pour tout secteur émergeant. C'était pareil dans l'automobile et l'aviation en leur temps. On démarre avec beaucoup d'entreprises et il en reste peu à la fin. Au final il y en a encore beaucoup. Ce ne sont pas tellement les subventions qui sont en cause dans cette situation mais le fait que la Chine a amplement appuyé les secteur du solaire et de l'éolien par ses régions, banques, gouvernement, politique, plans pluriannuels etc. Si l'Europe avait fait de même avant les chinois, dont la France plutôt que de tout miser sur le nucléaire, les chinois n'auraient pas pu avoir un tel résultat, on aurait pris une avance en matière d'équipements et d'entreprises, ce qui n'est pas le cas alors que nous étions bien placés dans les années 80. Les subventions il y en a eu trop, elles étaient souvent mal adaptées mais actuellement elles sont plus que raisonnables, bien inférieures à ce qu'a pu recevoir le nucléaire ou les énergies fossiles comme le rappellent régulièrement les rapport de l'Aie pourtant pro-fossiles par nature. Les subventions en France n'ont rien de ruineux pour l'énergie et sont un investissement mineur pour un secteur stratégique comme l'énergie dont les prix vont grimper, la plus grande part étant privée. 11,5% de la CSPE pour l'éolien soit 0,5 milliard par an, autrement dit quelques euros sur la facture des français, pas de quoi s'alarmer. Par contre les importations d'énergies fossiles sont elles alarmantes, bientôt 70 milliards d'euros par an pour la Franceet 600 milliards d'euros par an pour l'Europe. Il vaut donc mieux quelques subventions temporaires aux énergies renouvelables vite rentabilisées que rien du tout et dépendre de plus en plus de nos importations.
a écrit le 15/11/2012 à 14:48 :
A tout ceux qui critique l'éolien pour son coût :
Avec ce qu'il faut a investir dans le nucléaire pour le rendre plus sûr et l'augmentation ineluctable du prix des energies fossiles, l'éolien sera bientot competitif sans aucune subvention. (c'est deja presque le cas au Bresil là ou le vent souffle). Donc OK vous ne voulez pas payer on a compris ! c'est la crise ! Pourtant vous acceptez de payer le budget de l'armée pour proteger les interets d'AREVA en Afrique pour l'Uranium. Vous accepter de financer la recherche dans le nucleaires depuis 40 ans, mais l'éolien ça, surtout pas!!
Réponse de le 15/11/2012 à 23:24 :
Bien vu ! L'éolien remporte des appels d'offre dans une majorité de pays, en Amérique latine par rapport au gaz, en Inde par rapport au charbon, en Turquie il se développe sans subventions, aux Etats-Unis le gaz de schiste a été tellement poussé à la baisse que beaucoup d'opérateurs sont en situation très difficile, le prix du gaz a déjà fortement remonté depuis son plus bas, il est difficilement transportable et çà coûte cher (pipelines, transport par noria de camions), donc l'éolien arrive a rester compétitif dans plusieurs zones géographiques des Etats-Unis malgré cette situation particulière. En France il est plus compétitif qu'un EPR actuel et c'est sans compter les coûts de démantèlement à terme et de stockage hyper longue durée des déchets ni les risques. Coûts pour beaucoup publics alors que pour l'éolien la majorité des coûts sont privés. Il est donc important d'avoir une part d'éolien, en amélioration constante et qui concerne déjà près de 300 entreprises en France.
a écrit le 15/11/2012 à 11:52 :
1,4 MILLIARDS ou MILLIONS d'emplois créés?
De toute façon, aucune importance, plus on ment, plus ça rapporte, le black business éolien ?
a écrit le 15/11/2012 à 10:33 :
"Association mondiale de l'éolien " qui est derrière et qui finance cette assos ? Aux chiffres on peut leur fait dire tout et son contraire...
a écrit le 15/11/2012 à 0:33 :
C'est de la daube ... comme le solaire ... Et toutes les aides au rachat que nous payons (140 milliards sur 20 ans que nous payons au titre du grenelle) vont à 56% dans la poche des chinois, puis une bonne partie du reste chez les allemands et danois ...
Réponse de le 15/11/2012 à 0:52 :
Vos chiffres ne sont pas exacts. De plus c'est mieux que 1400 milliards sur 20 ans pour les importations d'énergies fossilles. En plus çà pollue nettement moins, fait travailler plusieurs centaines d'entreprises françaises (environ 300 dans le seul éolien), a déjà créé 11.000 emplois (60.000 à horizon 2020) dans les seuls éolien et solaire, durables et en France. Bref une majorité d'avantage quand on y regarde de près.
Réponse de le 15/11/2012 à 7:13 :
Des emplois il est possible d'en créer dans tous les secteurs à coup de subventions ruineuses pour l?économie. Apres 100 milliards dépensés dans le solaire en 10 ans, l'Allemagne voit s'effondrer les uns après les autres ses industriels et les emplois avec.
Réponse de le 15/11/2012 à 10:13 :
Quand on investi pas dans un domaine il est rare d'en être le leader. Logique que les Chinois soient les leaders de ces secteurs, c'est eux qui y investissent le plus. Qui pourrait croire que la France devienne leader dans l'éolien ou le solaire en investissant dans le nucléaire?

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