Le gouvernement double les objectifs du solaire pour 2013

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Des mesures d'urgence pour le secteur français du photovoltaïque, mal en point, avaient été annoncées dès après les élections présidentielles, puis évoquées par Delphine Batho lors de son entrée en fonction en juin, et enfin réaffirmées lors de la Conférence environnementale de mi-septembre. Mais les professionnels commençaient à trouver le temps long...Ils entament l'année (à moitié) rassurés par les annonces de ce 7 janvier, dont la plus spectaculaire vise à porter l'objectif de nouvelles capacités installées de 500 à 1.000 MW pour l'année.

« Incontestablement une bonne nouvelle », « Le premier signal positif depuis trois ans »... Pour Arnaud Mine, président de Soler, la branche solaire du Syndicat des Energies renouvelables, « Les annonces sont en ligne avec nos demandes » . Les déclarations de la ministre de l'Ecologie et de l'Energie lors d'un déplacement ce 7 janvier dans l'usine française de fabrication de cellules photovoltaïques MPO en Mayenne, ont été plutôt bien accueillies. Delphine Batho a annoncé un doublement des objectifs fixés pour 2013 en termes de MW photovoltaïques installés. Ces derniers passent ainsi de 500 à 1.000 MW, notamment à la faveur d'un nouvel appel d'offres de 400 MW pour les grosses installations de plus de 2.500 mètres carrés et 100 kWc (pour 200 MW) et les centrales au sol (pour 200 MW).

 Pas d'incitation à l'innovation en matière de stockage

Sont privilégiées notamment les technologies innovantes telles que le photovoltaïque à concentration ou les trackers. « C'est dommage que rien ne soit prévu pour favoriser l'innovation en matière de stockage, une demande que nous font nos clients partout dans le monde », regrette Daniel Bour, président de Générale du solaire. En revanche, il se réjouit que des technologies plus matures, telles que les ombrières de parking, trouvent également leur place. Elles représentent en effet de grandes surfaces qui ne sont en concurrence avec aucun autre usage et peuvent jouer un rôle dans le développement de la voiture électrique.

Sur le bâti intégré simplifié, une  hausse après une baisse

Autre nouveauté : une hausse de 5 % des tarifs d'achat appliqués aux installations incorporées au bâti, qui seront révisés chaque mois. « Mais une baisse de ce tarif est déjà intervenue depuis que nous avions fait cette demande », observe Arnaud Mine. « Il n'y a toujours rien pour le non intégré au bâti, constate Daniel Bour, alors que sur les toits plats, par exemple, l'intégration fait perdre 20 % de rendement... »

 Le gouvernement tient bon sur la baisse du tarif accordé aux centrales au sol

Mais ce qui fait grincer le plus de dents, c'est la confirmation de la baisse pressentie du fameux tarif T5 appliqué aux centrales en toiture de plus de 2.500 mètres carrés et aux centrales au sol. Une baisse de 20 % contre laquelle plusieurs opérateurs ont mené un intense lobbying depuis plusieurs mois. En vain, et cette baisse pourrait en outre être rétroactive au 1er octobre, un « détail » (peu de projets ont été montés au dernier trimestre) qui entraînerait une nouvelle dégradation de la confiance entre la filière et le gouvernement.

Ce dernier favorise les appels d'offres au motif que cela lui permet d'instaurer des critères de choix qualitatifs, tels que la provenance des équipements. « Pourquoi pas des appels d'offres, mais à condition qu'ils soient transparents, accessibles à tous, avec des notes rendues publiques, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui », déplore Daniel Bour.

Jusqu'à 10 % de mieux pour les fabrications européennes

Ce n'est pas par hasard si la ministre a profité d'un déplacement dans une entreprise française de fabrication de cellules solaires pour rendre publiques ces annonces tant attendues : l'une des principales mesures consiste en effet à favoriser la production française, en octroyant des tarifs de rachats préférentiels aux projets utilisant des produits en partie fabriqués en Europe. La bonification pourra atteindre 10 % au maximum, selon les étapes de fabrication réalisées dans l'Hexagone, de la transformation des plaquettes de silicium à la fabrication des cellules et modules, en passant par les opérations de soudage et de lamination des cellules.

Cette mesure avait déjà été évoquée par le Nicolas Sarkozy et sa ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko Morizet lors d'un déplacement sur le site du fabricant Photowatt, repris par EDF EN en février 2012. Depuis, il y a débat quant à la compatibilité de la mesure avec les règles de l'OMC. Ses partisans avancent l'exemple de l'Italie qui a instauré ce type de mesure depuis quelques années. Ce qui, soulignent ses détracteurs, n'a absolument pas freiné l'invasion du marché italien par des panneaux asiatiques...

Toujours en attente d'un "vrai plan solaire"

Pour la France, Delphine Batho assure que les mesures annoncées permettront de créer ou sauvegarder 10.000 emplois et génèreront 2 milliards d'investissements. « Les emplois sont beaucoup plus nombreux (dans un rapport de 1 à 9) dans l'aval que dans la production, tempère néanmoins Daniel Bour. De toutes façons, il n'y aura pas 1 gigawatt (GW) installé en 2013 », prévient-il. En effet, les appels d'offres ne seront pas prêts avant quelques mois...

D'ici là en revanche, les professionnels attendent avec impatience que soient libérés ceux de juin, septembre et octobre portant sur les installations entre 100 et 250 kWc. Ils sont unanimes pour réclamer « un vrai plan solaire ». « Déconnecté du débat national sur la transition énergétique, totalement monopolisé par le nucléaire, les gaz de schiste et le coût de l'énergie pour le consommateur », insiste-t-il.

 

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a écrit le 08/01/2013 à 2:34 :
Ceux des français qui râlent contre le solaire et en fait contre tout sauf eux-mêmes et leur nombril et qui prétendent ne pas pouvoir profiter du solaire devraient regarder de près ce qui se fait ailleurs, se développe rapidement et existe déjà en France (Energie Partagée etc) : parmi d'autres, Mosaïc Solar se développe rapidement aux Etats-Unis et propose des rendements de 4,5% / an contre 1,9% pour les bons du Trésor US à 10 ans en investissant dans le solaire chez les particuliers qui louent leur toiture et autres bâtiments, entreprises etc. Le remboursement total prend donc moins de 9 ans pour les investisseurs dont la part minimale est de seulement de 25$. Les particuliers et entreprises loueurs de toitures quant à eux n'avancent rien mais touchent un loyer et sont de plus propriétaires du solaire au bout de 20 ans, les rendements de plus de 80% durent bien au delà de 40 ans comme constaté en pratique et les coûts de cette énergie ne fait que baisser ce qui devrait encore continuer jusqu'en 2025 selon les études de Near Zero et IHS récentes. Tout le monde est gagnant http://www.bloomberg.com/news/2013-01-07/solar-mosaic-s-crowdfunding-beats-treasuries-with-4-5-return.html
Réponse de le 09/01/2013 à 12:08 :
4,5% par an, ça ne fiait pas un amortissement en 9 ans.
a écrit le 08/01/2013 à 0:56 :
Il ne faudrait pas oublier de soutenir la filière STOCKAGE THERMOCHIMIQUE qui a un très bon potentiel à faible coût, de même que les RESEAUX DE CHALEUR AVEC COGENERATION (seulement 5% de la fourniture de chaleur en France contre plus de 50% dans les pays du Nord), très complémentaires au solaire thermique (comme au Danemark), au biogaz, à la biomasse, à l'hydrogène, à la géothermie etc. http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/les-reseaux-de-chaleur-en-europe-a601.html L'HYDROGENE est également en retard en France contrairement au Japon, aux Etats-Unis, à l'Allemagne, à la Chine et alors que c'est un excellent vecteur de stockage, pour l'énergie, les transports terrestres et maritimes etc. Son marché va croître dès 2014 plus de 2 fois plus vite que le solaire et 4 fois plus vite que l'éolien dont l'avenir est pourtant important. On prend globalement du retard dans l'hydrogène malgré Air Liquide, McPhy Energy etc. Tous ces thèmes sont à développer de pair car ils sont parfaitement complémentaires pour répondre à l'indépendance énergétique complète et à tous les besoins, avec bien moins de pollution et des baisse de coûts élevées à terme. Le nucléaire n'arrive plus à être compétitif en France c'est une réalité mais beaucoup de monde travaille dans ce domaine et fait l'autruche avec une vision passéiste. Pourtant à chaque appel d'offre on voit les résultats de qui les gagne et qui les perd le plus souvent. Sans parler des risques qui augmentent et les coûts qui ne baissent jamais. Sans oublier L'EFFICACITE ENERGETIQUE. Bref les emplois ne manquent pas dans ces filières !
a écrit le 07/01/2013 à 21:07 :
Même si c'est du grand n'importe quoi il fallait bien faire quelque chose pour faire illusion
et faire un semblant de geste vers les ecolos !!!! Nous paierons encore !!!! quelle belle équipe !!!
Réponse de le 08/01/2013 à 0:09 :
On ne peut pas rester en dehors de la filière solaire alors qu'elle évolue très vite dans le monde, économiquement et technologiquement. De plus les investissements qui sont faits par le privé sont çà en moins à faire par le public qui ne paie qu'une part minime via la CSP comparée à des investissements dans un EPR par exemple qui impliquent bien d'autres coûts.
a écrit le 07/01/2013 à 20:51 :
Allez encore un business totalement tenu par nos impots qui vont permettre à quelques uns de se gaver comme des oies ! Le solaire ne peu pas être une option réaliste pour la masse, c'est parfait pour des alimentations ciblées ou des sites isolés pour le reste ce n'est que de la flûte et en rien écolo (il faut bien les fabriquer les panneaux !!!) Bref comme d'hab la création de filière sans aucun avenir.
Réponse de le 08/01/2013 à 0:14 :
Arguments pas sérieux. Le solaire a le potentiel de se développer presque partout dans les bâtiments, parkings, transports etc et les coûts diminuent régulièrement. Quant à l'aspect écologique, son impact est faible. Le solaire est recyclable et la durée de vie d'un panneau est déjà de 40 ans pour les plus anciens et il est probable que l'on atteigne beaucoup plus sans perte importante de rendement. Filière pleine d'avenir au contraire comme le signalent tous les scientfiques et gens en pointe dans ce domaine et qui se développe a un rythme toujours élevé, même sans aide dans plusieurs pays.
a écrit le 07/01/2013 à 19:49 :
Favoriser la production d'équipements photo voltaïques en France (pardon, en Europe) nous le comprenons. Mais pas aux frais du contribuable via la CSP de nos factures d'électricité.

Que dire des éoliennes (nécessairement couplées à une centrale fuel ou charbon vive le CO2) dont le rendement inférieur à 30% coute et coutera de plus en plus au contribuable qui n'a pas fini d'être sollicité, quelle qu'en soit la forme tout au long du quinquennat: IR, TVA, CSP Taxes etc.. !
Réponse de le 07/01/2013 à 21:20 :
Et que dire du nucléaire et ses 50% d'augmentation tarifaire a venir. Et qui a besoin du charbon allemand pour faire face aux pics de consommation (bonjour le co2). Proglio chiffre à 55 milliards la mise a jour du parc existant, l'EPR déjà à 8,5 milliards, Bure etc... sa sent le dérapage incontrôlé.
Réponse de le 07/01/2013 à 21:33 :
"Jean-Charles", si vous vous chauffez à l?électrique (Chauffage et chaude sanitaire), alors vous êtes couplés également ... au charbon ou au gaz ! Si l'hiver se fait jour en fin de semaine vous constaterez via le site RTE (ECOMIX) qu'à chaque degré en moins , c'est un appel de puissance supplémentaire ... de 2300 Mw qui nécessiteront l'allumage des centrales thermiques ! Je vous engage à consulter via le site de l'association UFC QUE CHOISIR http://www.quechoisir.org/environnement-energie/energie/electricite-gaz/communique-couts-caches-du-chauffage-electrique-les-grille-pains-occasionnent-des-tartines-de-surcouts-pour-l-ensemble-des-consommateurs le vrai coût du chauffage électrique payés par TOUS y compris pour les petits consommateurs comme nous ! (1600 Kw/an)
a écrit le 07/01/2013 à 18:01 :
Trop cher, pas rentable: une vraie arnaque, le solaire! Le temps que leur prix très élevé soit amorti (au bout d'au moins 15-20 ans) il faudra les changer, comme par hasard!
Je connais des gens qui ne s'alimentent qu'au solaire. J'étais chez eux pas plus tard qu'hier, et il y faisait relativement froid. Même quand il y a de la luminosité, ça produit de l'électricité, d'accord, mais si peu qu'il n'y aurait même pas de différence entre le fait de produire ou non. Et je ne parle même pas du prix de rachat qui baisse de plus en plus. Le solaire, tout comme la majorité des renouvelables, est une énergie qui ne vaut pas le coup. Ce n'est pas avec ça qu'on avancera!
Réponse de le 07/01/2013 à 18:26 :
oui, et comme par hasard, quand on construit une centrale nucléaire pour 30 ans, elle n'est pas encore amortie qu'il faut en construire une autre ... on se fait avoir de tout les cotés ! hein ?
Réponse de le 07/01/2013 à 18:49 :

bon pour ballon eau chaude *point barre** et a la condition de connaitre une entrepprise tres competente
Réponse de le 08/01/2013 à 0:22 :
Si le solaire était une arnaque on se demande pourquoi il se développe si vite dans le monde à le demande de particuliers et d'entreprises ! On croit rêver en lisant des arguments aussi basiques. Le solaire est évidemment une des énergies relativement propre incontournable et dont le potentiel technologique et de baisse des coûts est encore important. Regardez donc les avancées scientifiques dans ce domaine et les sites d'universités comme le MIT, Stanford, le Fraunhofer etc plutôt que d'écrire toujours les mêmes âneries sans même connaître les réelles contraintes de l'énergie atomique et ses limites.
Réponse de le 08/01/2013 à 0:34 :
@ AtomicD c'est absolument faux de dire que le solaire ne dure que 20 ans. On estime à près de 100 ans la capacité d'un panneau à produire avec un rendement encore bon supérieur à 50% et plus et on constate que les panneaux les plus anciens ont encore des rendements de plus de 80% après plus de 40 ans. Pour le thermique l'électronique a modifié la donne mais les plus anciens panneaux produisent toujours sans panne particulière avec là aussi des durées de plus de 30 ans, il n'y a aucune pièce soumise à des usures, que des fuites possibles mais réparables et des ajouts de fluide caloporteur. Le solaire PV et thermique sont donc d'excellentes technologies qu'il est indispensable de diffuser le plus largement comme dans beaucoup de pays. Cà doit être aussi courant que la télé.
Réponse de le 09/01/2013 à 17:05 :
Le solaire va couler très vite quand on s'apercevra qu'il ne pourra jamais répondre efficacement à la croissante demande en électricité. Cela coûte cher aux particuliers. Puisque vous semblez vanter les mérites du solaire et puisque vous avez l'air de si bien vous y connaître dans le domaine nucléaire, vous pouvez donc comparer ces deux énergies. Le solaire a beaucoup de limites, aussi des contraintes. Le nucléaire est aussi sujet à beaucoup d'avancées technologiques: EPR, 4e génération, fusion... Quelles véritables raisons existe-t-il pour arrêter le nucléaire, notamment en France? Réfléchissez-y.
Et des panneaux solaires avec un rendement de 80% qui fournissent 2kWh, face à un réacteur nucléaire EPR qui a un rendement de 36% et qui fournit 1600MWh, on voit quelle énergie a plus d'avenir!
Réponse de le 10/01/2013 à 0:06 :
Le solaire va couler ! Quelle affirmation irréaliste Atomic ! Il se développe avec des taux à 2 chiffres même sans subventions actuellement et le potentiel de baisse des coûts comme technologique est encore important. Soyez un peu réaliste et sérieux svp ! Ou plongez vous dans la filière que vous ne semblez aborder que superficiellement. Pour le nucléaire regardez les appels d'offres et la concurrence mondiale, si on veut un certain niveau tout relatif de sécurité il y a automatiquement des coûts. L'EPR est de moins en moins compétitif au plan mondial y compris en France (110 à 120 euros / MGWh voire plus), il va avoir de plus en plus de mal à être vendu et va être concurrencé. On ne peut pas le fabriquer à la chaîne comme du solaire ou de l'éolien. La filière suivante est encore plus coûteuse et ne répond pas à tous les problèmes, même si elle en améliore plusieurs. Ce n'est pas moi qui le dit mais des gens relativement objectifs du Cnrs comme du CEA. Une filière thorium çà se démarre à l'uranium par exemple. Dans les études on prend plusieurs filières ensemble pour un résultat optimal. Problème : on ne résoud pas tout et on atteint un coût non compétitif lié à "l'usine à gaz" des ces différents procédés qui nécessitent un personnel très technique que tout pays n'a pas la capacité à maintenir durablement. Je ne dis pas comme vous pour le solaire que le nucléaire va couler mais tous les intervenants sérieux et objectifs constatent les contraintes. Pourquoi croyez-vous qu'Areva ou EDF sont également dans les énergies renouvelables dont les taux de croissances sont supérieurs au nucléaire ? Pour la 4e génération et filière thorium voir cet article plutôt bien fait et détaillé qui n'est pas juste angélique et quant à la fusion on est loin d'y être et les coûts s'accumulent. En plus il restera quelques problèmes malgré tout. http://leblogalupus.com/2011/04/02/nucleairefiliere-thorium-quelques-avantages-et-inconvenients-?-le-cas-francais-par-olivia/
Réponse de le 12/01/2013 à 15:57 :
Seulement quelques pays ont désiré baisser leur taux de nucléaire: l'Allemagne, qui le fera sans doute, la Belgique ainsi que la Suisse, ça risque d'être plus difficile quand on voit qu'ils s'alimentent à plus de 50% au nucléaire, et l'Espagne, mais avec la situation économique dans laquelle ils sont, je ne pense pas que se soit très intelligent de sortir du nucléaire (en même temps, c'est l'Espagne). Voilà les trois seuls pays au monde qui ont clairement fait savoir qu'ils arrêteront le nucléaire (mais quand?). De l'autre côté, il y a le Japon qui veut se remettre au nucléaire, la Chine qui fait construire des dizaines de réacteurs, la Russie qui relance son industrie atomique, le Royaume-Uni qui veut aussi le faire, l'Inde, d'autres pays moins développés qui commencent à émettre l'hypothèse de s'offrir des centrales nucléaires, la France qui reprendra les constructions d'EPR après 2017... Alors, la baisse du nucléaire, ce n'est qu'une question de temps pour que ça se transforme en hausse et l'arrêt du nucléaire dans le monde, ce n'est pas demain la veille que ça arrivera!
Le coût des énergies renouvelables est très élevé et malgré tout ce qu'on veut nous faire croire, il ne baissera pas. EDF eux-mêmes l'ont annoncé il y a quelques semaines.
Pour ce qui est des problèmes de coûts de l'EPR de Flamanville, ce ne serait pas arrivé s'ils y en avait eu plusieurs en construction et sous forme de programmes, comme dans les années 70-80-90. Il suffit juste d'avoir les bonnes idées quand il le faut.
Réponse de le 13/01/2013 à 11:33 :
Et je tiens à rappeler que pour l'instant, il n'y a pas un réacteur en construction en France, mais deux.
a écrit le 07/01/2013 à 17:45 :

cout trop eleve ! entretien / duree de vie? le prix du chauffe eau solaire trop cher sa duree de vie ? il faut tout considerer
Réponse de le 08/01/2013 à 0:27 :
Perso j'ai du solaire thermique depuis 10 ans. Aucune panne, très bon rendement, coûts initiaux modiques et largement amortis. Bref très content, j'en referai sans hésiter et ne peux que le conseiller largement. Notamment des systèmes de chauffage et eau chaude tel Clips'air de Clipsol quand on a de l'ancien et que l'on ne peut pas meettre de plancher chauffant. On peut encore mieux faire avec les panneaux double face PV/thermique ou solaire PV/T et les couplage avec pompe à à chaleur type Systaic. Bref beaucoup de solutions efficientes.
a écrit le 07/01/2013 à 17:00 :
Je voudrais bien equiper ma maison dans le 47 avec du solaire (je ne suis pas green mais pourquoi pas) l'idee peut etre ecologique et economique (investissement). Mais je ne trouve pas d'information claire et precise. Sur des personnes l'ayant fait et leur impression et reflection. Mais aussi qui consulter et croire por une eventuelle instalation................
Sa brille beaucoup mais quoi trouver sous le vernis?
Réponse de le 07/01/2013 à 21:40 :
"Pierre" , nous habitons dans le Nord (banlieue de Lille). Notre installation solaire thermique, PLEIN SUD a fêté ses 4 ans (matériel Allemand -marque VIESSMANN) et nous permet d'atteindre l'AUTONOMIE en eau chaude sanitaire 8 mois sur 12 (de mars à octobre inclus). Le complément est apporté par la chaudière gaz "basse température" .Cette eau chaude solaire alimente également le LAVE-VAISSELLE.(économie d'électricité). Deux bons sites de vulgarisation parmi d'autres : outilsolaires et Hespul. Aux actes Pierre , n'en déplaisent aux "jamais contents" !
Réponse de le 07/01/2013 à 21:52 :
Expérience d'un producteur domestique sur deux années pleines : pour une installation en toiture de 3 kW crête (soit 21 m2) exposée plein Sud située à Bordeaux : Production la première année : 3777 kWh, la deuxième année : 3640 kWh, Ces productions sont nettement supérieures à celles que l'installateur m'avait annoncées (3300 kWh par an) ; je n'ai pas eu de frais de maintenance jusqu'à ce jour ; je compare mensuellement la production de mon installation avec celle d'un autre producteur PV sur Bordeaux ; les productions sont quasiment identiques avec deux installations d'origines différentes. J'envoie une facture de la production annuelle de mon installation à EDF à chaque fin d'exercice ; je bénéficie d'un prix d'achat de 58 cts d'Euros par kWh garanti pendant 20 ans ; je suis payé par chèque environ un mois après l'envoi de la facture. Le processus paraît bien rodé. Grâce au prix d'achat largement subventionné (en forte diminution pendant ces deux dernières années), l'affaire semble encore rentable, bien qu'en France, le prix des installations soit exagérément élevé (le prix des installations est nettement moins cher en Allemagne, à matériel et conditions d'installations identiques). Pour en tirer des revenus significatifs, il faut maximaliser la surface des panneaux (on peut aujourd'hui aller jusqu'à 9 kW crête soit une surface de 63 m2 tout en bénéficiant du prix de rachat maximum)

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