• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Pourquoi Emmanuel Macron a peur d'être vigilant sur ce qui compte vraiment pour toutes et tous ? »

Blaise Desbordes, Jean-François Julliard et Mathilde Dupré

Publié le 15 juin 2025 à 06:02

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 2

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 3

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 4

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 5

    Un été en Grèce : optez pour le Péloponnèse plutôt que les Cyclades

  • 6

    Le principal syndicat des contrôleurs aériens conteste les critiques de la Cour des comptes

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Lors du sommet Choose France, Emmanuel Macron a surpris en appelant à la suppression de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Une volte-face marquante, saluée par les investisseurs étrangers, mais vivement critiquée par la société civile. À l’heure de l’urgence climatique, ce choix stratégique soulève des inquiétudes majeures sur l’avenir du modèle européen face aux logiques de compétitivité internationale. Par Blaise Desbordes, Jean-François Julliard et Mathilde Dupré (*)

« La CS3D vient d'être reportée pour un an mais il faudrait définitivement l'écarter »

Alors que la France est pionnière en matière de devoir de vigilance, c'est avec cette phrase lapidaire que le Président Emmanuel Macron a appelé à la suppression pure et simple de la directive européenne sur le devoir de vigilance pour « resynchroniser » nos politiques avec celles des États-Unis. Une déclaration en rupture totale avec les engagements précédents du Président, et un signal inquiétant pour l'avenir du modèle européen.

Cette phrase, prononcée lors du sommet Choose France au Château de Versailles sous les applaudissements d'un panel d'investisseurs étrangers, sonne comme une réponse aux politiques agressives de l'administration Trump. Mais c'est clairement une réponse par le bas et le signe d'une course au moins-disant qui nous éloigne grandement des valeurs européennes.

Cette directive, adoptée en mai 2024, est une première historique et l'aboutissement d'une mobilisation inédite de la société civile de près de 15 ans et des institutions européennes. Elle est la première à obliger les entreprises actives sur le marché européen de plus de 1000 salariés, réalisant un chiffre d'affaires de plus de 450 millions d'euros, à prévenir, cesser ou atténuer leurs impacts négatifs sur les droits humains et l'environnement sur l'ensemble de leur chaîne de valeur. La supprimer c'est en quelque sorte légitimer les atteintes aux personnes et à la planète, auxquelles aucun consommateur ne souhaite contribuer : un contre sens de l'histoire en pleine crise climatique.

Alors que les négociations de la première loi omnibus visant à simplifier des législations responsabilisant les entreprises sont en cours au Parlement et au Conseil de l'Union européenne, Emmanuel Macron a choisi son camp : la course à la compétitivité économique, perdue d'avance, au mépris des droits sociaux et environnementaux. Parce qu'au-delà de l'erreur historique, c'est un leurre ! L'Union européenne ne fera pas le poids face aux gouvernements étasunien ou chinois en jouant selon leurs propres règles.

Ce recul n'est pas un simple repositionnement politique. Il constitue une capitulation stratégique et morale, à un moment où le monde attend de l'Europe qu'elle tienne bon face aux pressions des marchés et à l'urgence climatique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En effet, au lieu de maintenir les ambitions du Pacte vert européen, de proposer une autre voie dans le contexte international qui soit celle d'une économie européenne forte et protectrice des droits des personnes et de l'environnement, Emmanuel Macron choisit d'endosser le discours réactionnaire, cédant au vent populiste mondial. Par ailleurs, il évoque la concurrence déloyale que subiraient les entreprises européennes en omettant le fait que la directive sur le devoir de vigilance est justement un instrument d'égalisation des règles du jeu puisqu'elle s'applique aux entreprises non européennes réalisant un chiffre d'affaires de plus de 450 millions d'euros dans l'Union européenne.

Qu'on le veuille ou non, le monde économique ne peut plus continuer d'ignorer ses responsabilités sociales et environnementales. Le rapport Draghi — mentionné par le Président lui-même lors de son discours à Choose France — rappelle que pour financer la transition de notre économie, la mobilisation du secteur privé est capitale : 80 % des fonds nécessaires à la transition doivent venir du secteur privé. Cela ne peut se faire que si les entreprises mettent en œuvre des plans de transition climatique alignés avec les objectifs de l'Accord de Paris, ce qui est prévu par la directive sur le devoir de vigilance et via des politiques publiques européennes fortes orientant les investissements des entreprises.

Il y a quelques jours, plus de 90 économistes affirmaient que la directive européenne sur le devoir de vigilance est une étape cruciale dans la mise en place d'une économie où les profits ne se font pas au détriment des droits humains et de l'environnement et qui soit compatible avec les limites planétaires. Ces derniers rappellent que le concept de « compétitivité des entreprises » doit prendre en compte les externalités négatives des activités économiques sur la nature, les travailleurs et les personnes affectées tout au long de la chaîne de valeur. En outre, la baisse de compétitivité de l'économie européenne n'est pas due à la mise en place du Pacte vert mais      à d'autres facteurs structurels et politiques.

« D'un point de vue économique, juridique et éthique, il n'est pas acceptable que le grand public et les générations futures supportent les coûts écologiques et sociaux des pratiques irresponsables des entreprises », affirment ces chercheurs.

Plusieurs grandes entreprises ont d'ailleurs elles-mêmes appelé de leurs vœux au maintien des directives du Pacte vert comme gage de stabilité et d'opportunités économiques ainsi que pour garantir des chaînes de valeur mondiales plus résilientes.

Dans une filière mondialisée comme le cacao où plus de 50 % des producteurs et productrices vivent sous le seuil de pauvreté, les plus grandes entreprises du secteur affirment que la directive sur le devoir de vigilance leur permet d'impulser les transformations nécessaires. A contrario, les changements proposés par l'omnibus sont perçus par ces acteurs comme autant de risques qui vont drastiquement limiter les impacts de cette directive et alourdir les charges administratives des entreprises. L'application de la directive européenne sur le devoir de vigilance permettrait l'amélioration des conditions de vie des 600 millions de petits exploitants agricoles et la possibilité d'écrire de nouvelles règles commerciales enfin axées sur le seul curseur viable, celui de la durabilité et de la justice. En effet, si elle est bien appliquée, une récente étude montre que la directive pourrait avoir des impacts écologiques et socioéconomiques majeurs : protection de la biodiversité, de l'eau, des sols, de la qualité de l'air, réduction des émissions de GES, amélioration des conditions de travail et des revenus des agriculteurs et travailleurs, etc.

L'application de cette directive qui semble faire peur à Emmanuel Macron et à plusieurs dirigeants européens constituerait un grand pas en faveur de la responsabilité des entreprises et pour la fin à l'impunité des multinationales.

Nous, organisations de la société civile, nous appelons au respect des engagements de la France, à repenser les termes de la compétitivité pour se différencier par le haut afin de renforcer, et non affaiblir, la protection des droits humains, de l'environnement et du climat dans le monde.

________

(*) Mathilde Dupré travaille depuis plus de 15 ans en faveur d'un commerce international plus juste. Elle est co-directrice de l'Institut Veblen depuis 2019 et chroniqueuse dans plusieurs médias (Alternatives économiques, France Culture) sur les grands enjeux liés au commerce international : lutte contre l'évasion fiscale, devoir de vigilance, rejet pour l'instant du CETA et de l'accord UE Mercosur, adoption de mesures miroirs sur les pesticides et les médicaments vétérinaires, etc.

Jean-François Julliard est journaliste de formation, diplômé de l'Institut Français de Presse. Il consacre ensuite sa carrière à reporters sans frontières où il est directeur des programmes africains avant d'en devenir le directeur exécutif en 2008. En 2012, il poursuit son engagement en faveur des droits humains et de la justice sociale et climatique en rejoignant Greenpeace en tant que directeur exécutif.

Blaise Desbordes est diplômé de l'IEP de Paris et s'est engagé plusieurs années en ONG. Il a ensuite occupé des fonctions stratégiques au sein des ministères de l'Écologie et des Affaires étrangères, et a contribué aux travaux de la présidence française de la COP21.De 2008 à 2012, il pilote la politique de développement durable du groupe Caisse des Dépôts en tant que directeur du développement durable. Depuis 2017, il est Directeur Général de Max Havelaar France, où il œuvre au quotidien pour promouvoir une consommation plus éthique et solidaire. Son engagement vise à garantir de meilleures conditions de vie pour les producteurs et productrices du monde entier, tout en préservant les ressources de la planète.

Blaise Desbordes, Jean-François Julliard et Mathilde Dupré

Sur le même sujet

Ulysse Alarcos

OPINION. « L’IA reconstruit le BTP »

Le BTP a longtemps été protégé de la révolution numérique. Cette impression était trompeuse.

Idées & Débats
Olivier Mariscal

OPINION «  Le mythe du "bon moment" pour investir »

Lorsque les marchés boursiers atteignent des sommets, une même question revient toujours : est-ce vraiment le bon moment pour investir ?

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats