CEA-Leti de Grenoble, dans l'antre de la lumière
Marie Lyan
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Un jeudi après-midi ensoleillé du mois de mars. Après avoir troqué notre carte d'identité contre un badge nominatif avec photo, nous nous dirigeons avec notre escorte entre les bâtiments modernes de Minatec, ce grand campus technologique qui unit industrie, recherche et enseignement en accueillant 2 400 chercheurs et 1 200 étudiants au sein de la presqu'île scientifique de Grenoble.
Au CEA-Leti, berceau de l'activité microélectronique et photonique, près de 1 800 personnes se côtoient chaque jour autour d'applications diverses. Car si le nucléaire a d'abord été le cœur du CEA de Grenoble (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), ce dernier a terminé sa dénucléarisation l'an dernier et continue sa mue vers d'autres secteurs applicatifs, comme les domaines de l'information-communication, de la santé et des nouvelles énergies.
Parmi elles, la photonique s'impose de plus en plus comme une nouvelle révolution. Issue de la microélectronique, elle utilise les puces et le silicium pour les coupler à la lumière, dans le but de réaliser différentes applications : conception de LEDs plus efficaces et intelligentes, développement de la photonique sur silicium pour remplacer l'électricité par la lumière (dans les datacenters, par exemple), ou encore de caméras infrarouges pour le milieu de la domotique (adaptation des solutions d'éclairage ou de climatisation), des transports (détection de piétons) ou de la sécurité (détection d'intrusion), etc.
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Direction les 8 500 m2 de salle blanche du CEA-Leti (Laboratoire d'électronique des technologies de l'information) où, dans un véritable « univers » futuriste, des équipes de techniciens et de chercheurs passent une grande partie de leur journée. Tout commence par la mise en place des équipements de protection, dans un sas destiné à l'habillement. Au menu : couvre-chaussures, surbottes, combinaisons, charlottes, capuches, masques, et gants en latex. Le geste est répété quotidiennement par le personnel. Une fois couvert de la tête aux pieds, on accède à un long couloir menant à une série de salles, toutes remplies de machines, microscopes, réfrigérateurs et caissons en tous genres, dominés par des écrans, sur lesquels on devine des graphiques, des tableaux et des schémas bardés de notes de calculs.
Marie Lyan