Tourisme thermal : cap sur le bien-être
Didier Bert
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En Auvergne-Rhône-Alpes, le thermalisme est loin d'occuper une place comparable aux sports d'hiver. Il n'empêche. L'exécutif régional aimerait bien voir grandir ses 24 stations thermales (18000 emplois directs et indirects). Comment ? En misant sur les papy-boomeurs et en s'appuyant sur le potentiel économique que représentent des populations plus jeunes, attirées par une approche préventive de leur santé, sans prescription médicale.
Une étude d'Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme indique ainsi que 84 % des consommateurs de services de bien-être sont âgés de moins de 60 ans. Mais pour les attirer, les stations thermales doivent relever un défi : faire évoluer leur image, encore trop associée à celle des personnes âgées ou malades, mais aussi leur offre. Des investissements sont donc nécessaires pour adapter celle-ci aux nouveaux usages.
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C'est le cas à Montrond-les-Bains, dans la Loire. La fréquentation du centre thermoludique (110000 entrées annuelles) est déjà sans commune mesure avec les 3600 curistes médicalisés accueillis chaque année. Pour aller plus loin, cette commune de 5 400 habitants s'apprête cette année à céder son équipement au groupe Chaîne Thermale du Soleil, qui compte 20 établissements en France, et qui a prévu d'investir pour satisfaire les désirs d'une clientèle élargie sur le marché du bien-être. Cet investissement doit permettre aussi d'attirer 5 000 à 6 000 curistes annuellement « d'ici quatre à cinq ans », estime Claude Giraud, le maire de Montrond-les-Bains.
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