La période des fêtes s'annonçait plus que jamais délicate, avec l'ombre du Covid-19 qui continue de planer sur l'avenir des petits commerces. Alors que le bras de fer entre les élus locaux et les représentants des commerçants se poursuit à propos d'une possible réouverture des commerces de proximité, c'est peut-être un isérois, Vincent Naigeon, qui apportera une partie de la réponse, à destination des artisans notamment. Ce petit fils de vigneron s'est lancé dans la création de plusieurs entreprises -dont une petite entreprise de VTT dès l'âge de 13 ans- a eu une idée alors qu'il aidait son oncle à créer un site internet, en vue de vendre sa production de vins. « Je voyais bien que l'offre de coffrets cadeaux s'essouflait, et ne proposait rien de bien original. Cela manquait de l'authenticité ».
Après s'être lancé il y a seulement deux ans sur le marché des coffrets cadeaux artisanaux, sa jeune pousse Masterbox, qui emploie une douzaine de collaborateurs dans la banlieue de Grenoble (Isère), a eu l'idée de lancer le premier marché de Noël virtuel à l'échelle de l'Hexagone. Son objectif ? Concevoir une place de marché en ligne adaptée aux produits « made in France » réalisés par des artisans, afin de leur permettre de recevoir des commandes en ligne. Avec une cible ambitieuse : atteindre d'ici la fin décembre les 2 millions de visiteurs.
Sa plateforme, lancée il y a tout juste quelques jours, est déjà en plein boom : « Nous n'arrivons plus à entrer les demandes d'inscriptions, qui arrivent trop vite », glisse Vincent Naigeon, qui précise que le lendemain de l'annonce du confinement, sa plateforme avait déjà conclu près de 3.000 commandes à destination des artisans.
Visant toutes les régions de France, et en premier lieu l'Auvergne Rhône-Alpes ainsi que l'Ile-de-France, le marché de Noël virtuel de Masterbox semble venir combler un besoin, devenu pressant, des commerçants en recherche de nouveaux canaux de vente. « Certains avaient déjà investi quelques milliers d'euros pour s'offrir un site de vente en ligne, mais faute de budget pour assurer une démarche commerciale et marketing en vue de générer du trafic, ils ne décrochaient aucune vente », souligne Vincent Naigeon.