Créée en 2016, la plateforme lyonnaise Rushmix était déjà passée d’une cible de particuliers à celle des grands comptes de différents secteurs (sport, mode, BTP, etc), auxquels elle propose des services de montage de vidéos. La pandémie lui a offert le coup d’accélérateur (+250% en 2020) pour franchir une nouvelle étape et compléter une seconde levée de fonds, face à de grandes marques et collectivités qui souhaitent désormais transformer (et scénariser) leurs modes de communication.Lorsqu'il a démarré avec ses deux associés en 2016, Martin Bothier, Ceo et co-fondateur de Rushmix, en était convaincu : « Tout le monde faisait déjà des vidéos, mais un certain nombre de personnes ne savaient pas quoi en faire ensuite ou n'avaient pas le temps de s'occuper du montage ». C'est donc pour remédier à ce problème qu'il a cofondé, avec ses deux associés, Clément Bouteille et Thomas Gallice, la plateforme Rushmix.
Avec une idée simple : automatiser et simplifier ce qui pouvait l'être, c'est-à-dire l'envoi des extraits vidéos sur une plateforme en ligne, pour en confier ensuite le montage et l'aspect créatif à un monteur professionnel.
« Nous nous posions un peu comme le Photobox de la vidéo », résume Martin Bothier, qui rappelle qu'à ce moment-là, « la Go Pro avait explosé et les vidéos prises par les smartphones avaient inondé le marché ainsi que les réseaux sociaux ».
A la différence près que la plateforme emploie désormais 13 permanents et une cinquantaine de monteurs et de vidéastes professionnels, issus d'une communauté qu'elle sélectionne en amont.
Car chez Rushmix, les clients ne doivent pas composer eux-mêmes leur film avec un outil existant : ils ont accès à des forfaits « clé en main », allant de 150 euros pour le montage d'une petite vidéo de 3 minutes, à 690 euros la demi-journée « tout compris », si le tournage doit être réalisé par ses propres équipes.
Et quelques mois après sa première levée de fonds de 500.000 euros menée en 2019, la startup a effectué un premier virage en direction d'une clientèle désormais BtoB.
C'est-à-dire qu'elle s'oriente désormais vers les besoins des collectivités, des grandes entreprises, PME ou cabinets de conseils, qui souhaitent s'offrir un montage vidéo de qualité professionnelle, mais à un prix toujours accessible. « Nous nous sommes aperçus que ce marché était beaucoup plus important et en croissance que notre marché initial », confie Martin Bothier.