Addworking, le « couteau suisse » de la gestion des sous-traitants, part à la conquête de l’Europe
Marie Lyan
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"Pour un acteur comme nous, qui gérons près de 70.000 documents légaux, les gains que nous pouvons espérer avec l'intelligence artificielle sont énormes, tant en matière de productivité que de prédiction des risques", glisse le Ceo d'Addworking, qui...
Avant-première. Positionné sur le marché de niche des logiciels de gestion des sous-traitants, le haut-savoyard Addworking vient de boucler sa troisième levée de fonds de 6 millions d’euros, signant l’entrée du fonds régional de capital investissement, iXO Private Equity. Objectif : conquérir désormais le marché européen, dans un contexte où la gestion des ressources humaines (et des sous-traitants) peut devenir un enjeu clé pour la reprise de différents secteurs, comme celui du bâtiment. De quoi faire espérer à Addworking un triplement de ses revenus d'ici fin 2022.
Il a su séduire le fonds iXO Private Equity par un postulat simple : il était temps de donner aux entreprises les moyens de simplifier l'ensemble de leurs processus de gestion de leurs sous-traitants.
Car si jusqu'ici, il existait des logiciels dédiés aux fonctions achats, où les entreprises pouvaient entrer les informations liées à leurs dépenses (frais de voyage et de transport, fournitures, etc) ainsi que, d'un autre côté, des outils plus spécialisés liés à un process d'achat en particulier ; Addworking a quant à lui voulu adresser l'ensemble des tâches liées à la sous-traitance.
A travers sa solution de gestion automatisée en mode SaaS, le haut-savoyard s'est attaqué au marché des ETI comme des PME et plus petites entreprises. Un pari qui visait déjà, avant la crise, à simplifier la tâche des gestionnaires, qui devaient gérer différents panels de sous-traitants, souvent placés en dehors de leur système d'information, en leur proposant désormais un outil unique.
« Leurs enjeux étaient multiples, et pouvaient par exemple consister à devoir participer à la lutte contre la fraude fiscale mais aussi parfois sociale, afin de s'assurer que des sous-traitants ne fassent pas travailler des enfants par exemple ou respectent les critères RSE. Pour d'autres, il s'agissait d'intégrer plus facilement au sein de leurs process de plus petits sous-traitants, avec lesquels ils n'avaient pas l'habitude de travailler, mais aussi de réduire les délais de traitement des factures, et de donner en retour de la visibilité à leurs partenaires », illustre Julien Pérona, cofondateur et Ceo d'Addworking.
Une manière également d'automatiser certaines tâches, et de réduire les risques : « lorsqu'un sous-traitant arrive à la fin de sa décennale par exemple, il est possible d'en être averti ».
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