Ce jeudi, le laboratoire de biologie Oriade-Noviale, désormais intégré depuis cet été au sein du groupe Biogroup, a procédé à un vol d’essai d’un drone, opéré par la société suisse RigiTech. Après avoir déposé deux dossiers auprès de la DGAC, il espère pouvoir démarrer très prochainement une expérimentation de six mois avec un objectif : tester le mode de transport par drone des échantillons biologiques, notamment pour les analyses d’urgence.C'est à une cinquantaine de kilomètres de la région lyonnaise que les laboratoires Oriade-Noviale (55 laboratoires, 750 collaborateurs dont 80 biologistes), désormais propriété de Biogroup, veulent tester un nouveau mode de transport pour les échantillons biologiques : le drone.
Ce jeudi, ils ont opéré un tout premier vol d'essai, pour l'instant stationnaire, sur leur site de Bourgoin-Jallieu (Nord-Isère), avec l'objectif de démontrer dans un premier temps ce qu'est un vol « à vue ». Mais ce n'est qu'une première étape : car Oriade-Noviale attend désormais le feu vert de la DGAC pour opérer au moins une expérimentation de livraison par drone dans son fief d'Auvergne Rhône-Alpes.
« Rapide, flexible, écologique et même économique » : ils voient dans le drone plusieurs avantages. A commencer par le fait de pouvoir « réduire fortement le temps de transport », ou encore de pouvoir réaliser des liaisons « à toute heure du jour et de la nuit » et donc « de rendre les résultats biologiques plus rapidement, y compris dans les zones les plus reculées et donc difficiles d'accès ».
Du côté des coûts, l'heure est encore à l'expérimentation mais déjà, le laboratoire estime qu'un déploiement optimisé couplé à l'internalisation de ressources comme un télépilote, capable d'opérer plusieurs routes à la fois à terme, pourrait faire pencher la balance vers le vert.
Une carte à jouer pour les situations d'urgence
Car en Auvergne Rhône-Alpes, le laboratoire Oriade-Noviale dispose déjà de quatre plateaux techniques centraux (Loire, Nord Isère, Isère et Haute-Savoie), vers lesquels sont acheminés quotidiennement, et souvent même plusieurs fois par jour, des prélèvements issus d'une cinquantaine de laboratoires à l'échelle régionale.
« Ce projet de livraison par drone a démarré car nous souhaitions réfléchir à la meilleure manière de gérer ce maillage géographique très étendu, qui va jusqu'à l'Isère et la Haute-Savoie et pose de vraies problématiques de temps de transport », souligne Olivier Vidon, président du groupe Oriade-Noviale.