A leur sortie de Centrale Lyon, Timothée Penet et Guilhem de Marliave avaient déjà les yeux rivés vers le ciel : car à l'issue d'un stage au sein d'une société spécialisée dans le monde du drone, ce dernier avait déjà perçu les atouts du drone filaire. A savoir une meilleure autonomie et qualité de transmission des informations grâce le fil, mais également la possibilité d'identifier facilement son pilote, et donc d'encadrer, voire d'accompagner l'assouplissement de la réglementation en cours de construction.
« Nous avions constaté que le marché des drones était alors confronté à un double enjeu, avec un temps de vol relativement court, compris entre 30 minutes et une heure qui limitait ainsi ses champs d'application, ainsi que la qualité radio des données transférées entre les drones et leur pilote, qui pouvaient être assez fragiles et donc faciles à pirater», rapporte Guilhem de Marliave.
C'est pourquoi la jeune pousse a choisi de miser sur le développement d'un appareil captif, qui lui permet toutefois d'atteindre une hauteur de 100 mètres, ouvrant ainsi la voie à la surveillance d'un rayon pouvant aller jusqu'à 10 km à la ronde et ce, sur une durée de 24 heures non-stop.
Elistair commercialise ainsi depuis 2014 un drone filaire automatisé (Orion 2) relié par un microfil, ainsi que des stations permettant de convertir un drone libre en modèle captif, avec des systèmes brevetés qui se veulent à « 95 % sourcés en France », et dont elle assure ensuite l'assemblage final ainsi que le contrôle qualité en région lyonnaise.