Covid-19: BioSpeedia fait face à la ruée vers les autotests
Stéphanie Gallo Triouleyre
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BioSpeedia a déjà vendu plus de 6 millions d'auto-tests de dépistage du Covid-19.
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"Uniquement sur la troisième semaine de décembre, nous avons vendu 250.000 autotests, soit un quart du million d'autotests commercialisés en France cette semaine-là, toutes marques confondues. Les chiffres sont impressionnants", avance Jean-Philippe Massardier, le dirigeant de la PME stéphanoise Diffusion Technique Française (DTF). Une accélération de l'utilisation des autotests qui semble exponentielle, car entre le 28 décembre et le 2 janvier, selon l'Institut des Ressources industrielles, citée par Libre Service Actualités, entre 1,5 à 2 millions d'autotests en été vendus en France.
DTF, entreprise de 60 salariés, est chargée de la logistique et de la commercialisation des tests de Covid-19 développés par l'entreprise stéphano-parisienne BioSpeedia. L'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires de 19 millions d'euros en 2021, dont la moitié est générée par les activités liées à BioSpeedia.
BioSpeedia n'est pas née avec le Covid-19. Créée en 2011, cette spin-off de l'Institut Pasteur, créée par deux chercheurs, Yves Germani et Evelyne Bégaud, est spécialisée dans le diagnostic rapide des infections bactériennes respiratoires et de la méningite bactérienne. Elle a mis au point depuis 2020 une batterie de dispositifs de dépistage du Covid-19 : des tests sérologiques, des tests antigéniques, des autotests en prélèvement nasal, nasopharyngés ou salivaires. Ces derniers avaient notamment été commercialisés après un test grandeur nature, soutenu par la Ville de Saint-Étienne, auprès de 7.000 Stéphanois, fin 2020.
Depuis le début de la pandémie, elle a vendu plus de six millions de tests. En 2021, l'entreprise, soutenue par le fonds d'investissement Forepont Capital Partners compte six salariés, a enregistré un chiffre d'affaires de 12 millions de dollars dont 60% réalisés en France.
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A noter que la fabrication made in France des tests BioSpeedia, par l'usine lyonnaise Delpharm, a aussi permis d'assouplir les tensions d'approvisionnement. Au niveau des concurrents français Biospeedia compte AAZ, Biosynex ou encore NG Biotech (en partenariat avec Boiron).
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Stéphanie Gallo Triouleyre
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