Pour développer des climatiseurs green et français, le grenoblois Caeli Energie lève 2,1 millions d'euros
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Le système imaginé par Caeli mêle low et high tech, pour une commercialisation envisagée dès 2023/2024.
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Grâce à une première levée de fonds de 2,1 millions d'euros, la startup grenobloise Caeli Energie veut positionner ses climatiseurs à faible impact environnemental. Son concept a déjà convaincu le groupe Vinci, qui était entré au capital en 2021, avant de séduire des business angels pour une levée de fonds de pré-amorçage. Avec une commercialisation envisagée à compter de 2023.
"Nous avions fait un pari fin 2020, celui de concevoir une alternative durable aux climatiseurs asiatiques. Nous sommes sur le bon chemin, nous disposons désormais de preuves techniques et scientifiques", constate Remi Perony, cofondateur et Ceo de la startup grenobloise Caeli Energy, un ingénieur en bâtiment passé notamment par le CEA.
Des preuves qui avaient déjà convaincu le groupe Vinci, entré au capital en 2021, et qui viennent de séduire des business angels pour une levée de fonds de pré-amorçage. L'opération annoncée à 2,1 millions d'euros est en cours de finalisation.
La deeptech pour une une green clim'
Caeli Energie travaille sur une technologie "différenciante" des systèmes de climatisation conventionnels : une technologie bas carbone, n'utilisant pas de fluide frigorigène polluant ni de bloc froid extérieur, et consommant trois fois moins d'électricité. Comment ? Grâce à un évapo-échangeur particulièrement performant.
"Nous faisons du froid, sans bloc froid et avec une puissance trois fois supérieure aux solutions actuelles, en nous appuyant sur un mélange de low et high tech", précise Rémi Perony, 32 ans, ingénieur de formation et ex-salarié du CEA.
Son principe ? Utiliser un procédé thermodynamique évaporatif existant, basé sur le développement d'un échangeur de chaleur et de masse haute performance. Celui-ci se veut en outre plus silencieux, car il n'utiliserait pas de compresseurs, mais uniquement des ventilateurs. Pour cela, il travaille actuellement avec le LOCIE, laboratoire académique spécialisé en systèmes énergétiques du bâtiment du Bourget-du-Lac (Savoie).
L'homme demeure toutefois prudent ses ambitions en termes de chiffre d'affaires, de même que sur ces dernières avancées scientifiques, qu'il souhaite garder confidentielles à ce stade. Mais il sait déjà que le marché visé est clairement très important, et il le sera encore plus demain, porté malheureusement par le réchauffement climatique :
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