Green Deal européen : comment l'EELV Grégory Doucet veut peser... jusqu'à faire de Lyon une ville climatiquement neutre
Marie Lyan
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A l'occasion de sa visite à Bruxelles, Grégory Doucet a confirmé à La Tribune à qu'il souhaitait franchir un pas de plus en soumetant la candidature de Lyon au « Mission Board » européen, qui vise à bâtir des villes climatiquement neutres et...
Exclusif. Un an après son élection à la tête de la 3e ville de France, l'écologiste Grégory Doucet effectue ce jeudi et vendredi son premier déplacement international à Bruxelles. Objectif : peser, en coulisses, au sein des discussions sur le Green Deal européen. Le maire de Lyon, qui avait inscrit "l'urgence climatique" à l'agenda de son début de mandat, veut démontrer que les élus locaux peuvent jouer un rôle clé. Et annonce, à cette occasion, sa volonté de soumettre la candidature de Lyon au « Mission Board » européen, qui vise à bâtir des villes climatiquement neutres et intelligentes...
Son premier déplacement à l'international aura eu des allures de symbole. Le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet, s'est envolé à Bruxelles avec un objectif : faire entendre sa voix auprès de la Commission européenne sur un sujet qui le sensibilise tout particulièrement. Celui de transition écologique et notamment de la manière dont les villes peuvent contribuer au changement climatique.
C'est pourquoi l'élu de la 3e ville de France a tenu à rencontrer, durant ces deux journées, plusieurs interlocuteurs européens dont le vice-président de la Commission européenne en charge de ce sujet, le néerlandais Frans Timmermans, mais aussi la Commissaire européenne à l'égalité, Helena Dalli, ainsi que des représentants de collectivités belges et réseaux de villes comme le Council of European Municipalities and Regions (CEMR).
Objectif affiché : témoigner de son expérience sur la scène lyonnaise, mais aussi peser sur un certain nombre d'enjeux pouvant concerner sa ville. Car dans sa vision de la politique, il l'affirme, tout est lié : "de l'échelon local à l'échelon européen".
"En tant qu'élu local, je considère qu'il est important que la voix des lyonnais et lyonnaises puis c'est à apporter la où se fabrique une bonne partie des politiques publiques qui nous concernent, c'est-à-dire à l'échelle européenne", confie l'élu à La Tribune, en marge de son déplacement.
Et d'ajouter :"Aujourd'hui, plus aucun échelon ne doit échapper à la transition écologique, qui est une transformation majeure de l'ensemble de nos habitudes de consommation, de déplacements, de nos modes de vie. Et ce, que l'on soit maire, président d'agglomération, de région, ministre, président de la république, ou encore député européen".
Alimentation et mobilités au coeur des discussions
Avec parmi ses premières préoccupations, la question de l'alimentation et notamment de l'agriculture, qui a déjà pris une forte place au sein de son programme municipal, avec des cibles déjà fixées en matière d'agriculture bio et locales (comme de parvenir à 100 % d'aliments bio et 50 % locaux dans les cantines d'ici la fin du mandat, ou encore de proposer une alternative végétarienne par semaine, à compter de l'an prochain).
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