Elles pourront prétendre à une subvention de 75.000 euros, mais aussi à un accompagnement dans le cadre du programme "Women Leadership" de l'EIC (Conseil européen de l'innovation), ainsi qu'une mise en réseau à l'échelle de l'Union européenne pour adresser des marchés plus larges. Car ici, ce n'est pas uniquement le montant qui compte, mais le symbole, dans un monde de la Tech où la parité est là aussi encore loin d'être une réalité.
Un score encourageant sur plusieurs tableaux puisqu'à l'aune des 27 pays membres, l'Hexagone aura déjà raflé 4 nominations, soit bien plus que ce qu'une répartition des 50 lauréats à la proportionnelle ne pouvait espérer un seul pays européen. Mais c'est surtout en Auvergne Rhône-Alpes que ce résultat retient l'attention, puisque la région concentre la moitié des lauréates françaises.
Face à un constat encore d'actualité voulant que « les entreprises à forte intensité technologique restent encore trop rarement dirigées par des femmes », la directrice générale de Pulsalys Sophie Jullian estime que cette nouvelle promotion démontre au contraire « la dynamique de création des startups deeptechs dans la région. On sait qu'à ce sujet, Auvergne Rhône-Alpes se situe quasiment au même niveau que l'Ile-de-France ».
L'incubateur et accélérateur d'innovations Deeptech de Lyon et Saint-Etienne note d'ailleurs que plusieurs exemples de jeunes pousses dirigées par des femmes sont déjà présents au sein du tissu lyonnais : Healthshape, la Tannerie Végétale, NH Theraguix, Lactips...