Il s'agissait d'une annonce "inattendue" pour l'un, mais "logique" pour l'autre. Il y a une dizaine de jours, la métropole de Lyon, conduite par l'EELV Bruno Bernard, a signifié à la French Tech One Lyon Saint-Etienne, l'un des 13 écosystèmes labellisés à l'échelle nationale par le dispositif French Tech, qu'il ne recevrait plus, à compter de 2022, l'aide du Grand Lyon. Montant du manque à gagner : 70.000 euros annuels.
Alors que la première vice-présidente à l'économie du Grand Lyon Emeline Baume -par ailleurs coprésidente de la French tech locale - affirmait vouloir flécher ainsi désormais une portion des sommes investies vers des acteurs favorisant « l'insertion sociale et la logique d'inclusion », le président EELV Bruno Bernard, contacté par La Tribune, s'étonnait de l'enchaînement des réactions enregistrées, suite à cette annonce :
« L'association a bénéficié du soutien de la Métropole pendant des années. Nous avons fait ce choix car aujourd'hui, le numérique se porte très bien, la structure est désormais assez mature pour trouver d'autres modèles de financement. La puissance publique peut avoir un rôle d'accompagnateur au démarrage d'une filière, mais à un moment donné, lorsque cela marche, il faut que chacun prenne sa part ».
Et d'ajouter : « Nous intervenons bien entendu dans le secteur du numérique par d'autres voies. Par exemple, nous avons voté, en avril dernier, une subvention de 200.000 euros au programme Pépites, pour des entreprises créées par des jeunes que l'on estime à fort potentiel et dont beaucoup sont dans le champ du numérique ».
Il affirmait également que, « contrairement à ce qui a été dit, la Métropole apportait son aide sous la forme d'une cotisation annuelle, acquittée d'ailleurs en 2021, et non d'une subvention». Bruno Bernard ajoute que« les discussions qui ont par ailleurs été engagées avec l'association FTOne pour 2022 portaient sur d'éventuels financements sur projets, sous réserve que ceux-ci correspondent aux objectifs de la Métropole».