Biogaz : après avoir digéré son entrée en Bourse, Waga Energy sera-t-elle l’une des alternatives au gaz russe ?
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Il souhaite « raison garder », tout en évoquant des perspectives de marché au beau fixe. Quelques mois après son entrée en Bourse entre deux « crises » qui n'auront eu pour effet que de doper un peu plus l'attrait pour le marché du gaz vert, le président de Waga Energy, Mathieu Lefebvre, est pour le moins confiant : il vient d'enregistrer un chiffre d'affaires de 12,3 millions d'euros en 2021, en croissance de 29,6 %.
Et celle-ci s'avère tirée en premier lieu par l'augmentation de la production de biométhane :
La pépite cible toujours par ailleurs « la sécurisation d'un chiffre d'affaires récurrent de 400 millions d'euros, dès 2028 », et qui correspond notamment aux contrats de long terme (sur 10 à 15 ans) passés avec ses clients.
Car la plupart du temps, le grenoblois se pose à la fois en constructeur, développeur, investisseur et exploitant de ses installations, pour le compte de ses clients qui sont principalement des opérateurs de sites de stockages de déchets.
Selon ses estimations, il disposerait, face à lui, d'un marché potentiel de 20.000 sites d'enfouissement présents à l'échelle mondial, dont 220 en France. Son biogaz ainsi produit est ensuite revendu, sous la forme de contrats à long terme, à des énergéticiens.
D'ailleurs, le biométhane issu des décharges, à l'image de celui produit par Waga Energy, pourrait ainsi faire partie du futur mix énergétique pour accompagner la transition énergétique et ses différents scénarios.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
« Au niveau mondial, certaines études estiment que si l'on pouvait équiper de notre technologie l'ensemble des décharges mondiales d'ici 2025, on parviendrait à produire 1.750 terrawattheures, ce qui représenterait l'équivalent de l'ensemble de la consommation énergétique d'un pays comme la France par exemple. »
Marie Lyan
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain