Chaque année, les classements des levées de fonds se suivent et se ressemblent. Et leurs critères apportent également quelques sueurs froides à ceux qui tenteraient de les comparer. Car entre les cabinets EY, KPMG et In Extenso Croissance (associé à l'ESSEC Business School), la scène de la Tech régionale a, une fois encore, été scrutée pour l'envergure et le poids de ses levées en 2022.
Avec, pour commencer, le classement du cabinet EY, qui a pour habitude de donner « le la » sur la scène de l'investissement. Et à l'heure où la France a d'ores et déjà brillé par sa résilience, en enregistrant 13,5 milliards d'euros levés par 735 sociétés (soit une progression en valeur de 17% en valeur, mais une baisse de 6% en volume), la région Auvergne Rhône-Alpes « surperformerait » même par rapport à la moyenne nationale, en totalisant 841 millions d'euros levés à travers 77 opérations, selon le dernier décompte d'EY.
Ce qui représente une croissance de +25% des opérations en valeur, et de +8% en volume, puisqu'elle avait comptabilisé 670 millions au sein de 71 opérations en 2021.
« Il est quand même intéressant de noter qu'alors qu'un ralentissement en volume est observé à l'échelle nationale, ce n'est pas le cas pour AURA, qui reste une région attractive pour les levées de fonds. De même, la tendance, plus calme sur le second semestre à l'échelle nationale, ne se vérifie pas non plus sur la région, avec des opérations significatives qui ont été bouclées sur la deuxième moitié de 2022 comme celle de Verkor, Iten ou Mablink », note le cabinet EY.
Pourtant, l'une des premières surprises proviendra du classement, puisque si chaque année la région Auvergne Rhône-Alpes se pose comme une habituée de la seconde place du podium à l'échelle nationale, l'année 2022 a marqué une exception au sein de ce baromètre. Avec en exergue, la méga levée de 294 millions d'euros de la société Exotec (335 millions de dollars), qui a propulsé de fait les Hauts-de-France sur la deuxième marche, avec un total de 979 millions d'euros de fonds levés...