L’Isérois Photoweb veut rendre l’impression photo plus vertueuse
Stéphanie Gallo Triouleyre
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En parallèle à la sortie de son premier produit éco-conçu, Photoweb a codéveloppé une nouvelle machine d'impression à jet d'encre, divisant l'impact carbone des tirages photos par trois par rapport à l'impression argentique.
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L’Isérois Photoweb veut rendre l’impression photo plus vertueuse
Le deuxième acteur français de l'impression photo en ligne a entrepris une transformation ambitieuse de ses méthodes de production. Une initiative originale dans un secteur qui reste encore largement en retard sur la transition écologique.
Dans quelques jours, avec l'approche des fêtes de fin d'année, débutera la période florissante des calendriers personnalisés, devenus incontournables. Or, leur impact carbone n'est pas neutre. Photoweb, le numéro deux français (derrière le leader français Photobox et devant l'Allemand Cewe, également propriétaire de Cheerz) de l'impression photo en ligne basé en Isère, a généré un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros en 2023. Au cours des deux dernières années, l'entreprise a collaboré avec le cabinet spécialisé Transylience pour mener une analyse de cycle de vie de ses calendriers, l'un de ses produits phares aux côtés des livres photo et de l'impression photographique.
Bilan : entre l'extraction des matières premières, sa production en Isère, les livraisons qu'il mène partout en France et la fin de vie de ses produits, Photoweb a estimé qu'un lot de 30 calendriers générerait l'émission de 25,82 kilogrammes de CO2. Soit beaucoup trop pour la PME qui avait participé, en 2021, à la première convention pour le climat des entreprises, et qui en a vendu quelque 350.000 unités en 2023. A titre de comparaison, selon la base Agribalyse de l'Ademe, un kilo de poulet cuit au four générerait 9,32 kilos de CO2.
Photoweb s'est donc penchée sur le sujet ces derniers mois. Résultat : dans les prochains jours, un nouveau calendrier qualifié « d'éco-conçu », va être proposé sur son site internet. Il promet 30% d'émissions de CO2 en moins, et sera commercialisé au même prix que son ancienne version.
L'Isérois, qui emploie 200 salariés, en a profité pour revoir son procédé de fabrication, en stoppant l'usage du plastique et de certains produits chimiques. L'eau a également disparu de la fabrication, ce qui représentera une économie de 1.250 m3 par an, avance-t-il.
Objectif : -60% de CO2 de tous les produits d'ici 2030
À horizon 2030, l'entreprise créée en 2000 et détenue depuis 2014 par Exacompta-Clairefontaine, s'est fixée comme objectif de réduire de 30% les émissions de CO2 de chacune de ses familles de produits. À commencer par son cœur de métier : l'impression photo (29% de l'impact carbone et 35% du chiffre d'affaires).
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