Ils produisent du ciment, des hydrocarbures, des produits chimiques ou encore de l'acier et sont responsables à eux seuls de 60% des émissions de l'industrie et 12% des émissions nationales. Les grands patrons des 50 sites industriels les plus polluants avaient été reçus, l'an dernier, par le président Emmanuel Macron pour co-signer des contrats de transition écologique : avec la promesse d'un soutien financier spécifique de l'État et un total de 10 milliards d'euros visant à décarboner l'industrie, en échange de leurs engagements à réduire de moitié leurs émissions carbone à horizon 2030.
En Auvergne Rhône-Alpes, quatre industriels avaient été placés sous le feu des projecteurs : deux cimenteries (Vicat à Montalieu-Vercieu, en Isère, et Lafarge, au Teil en Ardèche) et Val d'Azergues (Rhône), l'aluminerie Trimet (Savoie) et la raffinerie TotalEnergies de Feyzin (Rhône).
Contactée, la préfecture du Rhône confirme que, jusqu'à présent, les industriels concernés ont sollicité une enveloppe pouvant atteindre 1,39 milliard d'euros de financements publics pour soutenir leurs actions de décarbonation.
Sauf que dans les faits, il reste encore difficile à ce jour d'évaluer précisément le bilan des enveloppes allouées à cet objectif. Car en Auvergne Rhône-Alpes comme sur le plan national, les montants promis par Emmanuel Macron n'ont pas encore été tous sanctuarisés : le gouvernement aurait en effet prévu seulement quatre milliards d'euros pour décarboner l'industrie, avant de rajouter dans l'urgence 1,55 milliard supplémentaire dans le budget 2025 mais dont le fléchage n'est encore pas défini.