La greentech Lactips veut exporter son plastique issu d’une protéine de lait
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Lactips peut actuellement produire 1.500 tonnes de granulats à partir de caséine de lait.
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Lactips peut actuellement produire 1.500 tonnes de granulats à partir de caséine de lait.
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Lactips a créé un nouveau type de plastique biodégradable et biosourcé, issu de la transformation d'une protéine du lait, la caséine. Depuis la création de Lactips en 2014, l'entreprise a fait du chemin : son usine de Saint-Paul-en-Jarez (Loire), inaugurée en septembre 2022, emploie désormais 45 salariés.
Après avoir levé environ 20 millions d'euros depuis sa création en 2014, elle vient de clôturer un nouveau tour de table à 16 millions d'euros, qui signe l'entrée de deux fonds d'investissement européens, aux côtés de Bpifrance, BNP Paribas, Mitsubishi Chemical holding, BASF et Demeter. Il s'agit de Blue Ocean (Swen Capital Partners), intervenant sur les solutions innovantes contre les menaces pesant sur les océans et d'Impact Ocean Capital (géré par Go Capital), positionné sur le financement de l'économie bleue.
Avec désormais un objectif : donner les moyens à Lactips de commercialiser en France comme à l'international ses granulats de plastique alternatifs, protégés par huit brevets. Jusqu'ici, la greentech a choisi de se concentrer sur trois segments de marché, le plus avancé étant celui des emballages alimentaires. Elle propose aux transformateurs un granulat naturel biodégradable et recyclable, à appliquer sur le papier pour lui conférer des propriétés barrière.
Les deux autres concernent le bioplastique d'épaisseur (avec des applications dans l'outdoor ou dans l'agriculture par exemple) et enfin les films (pour la détergence) et étiquettes hydrosolubles (bocaux, bouteilles, étiquettes de traçabilité...).
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Selon la directrice investissements du fonds SPI de Bpifrance, Chloé Schiaffino, interrogée par La Tribune, chacun de ces segments représente un potentiel de marché mondial supérieur à un milliard d'euros.
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