Cette année, la région Auvergne Rhône-Alpes était prête à assumer sa différence. Car en dépit des efforts financiers demandés aux collectivités dans le cadre du projet de loi de finances 2025, la collectivité auralpine aura été la seule à maintenir une délégation de 67 start-up sur le CES de Las Vegas (39 exposants et 28 visiteurs) incarnant à elle seule la moitié de la délégation française. Et ce, à l'heure où la plupart des autres régions hexagonales ont quant à elles choisi de recentrer leurs budgets sur d'autres sujets. Résultat global : la présence française aura légèrement reculé cette année (110 start-up, contre 150 en 2024), même si l'Hexagone demeure la 2e délégation étrangère derrière le mastodonte désormais incarné par le Corée du Sud.
Côté politique, la nouvelle secrétaire de la mission French Tech, Julie Huguet, n'aura pas fait le déplacement cette année. Ni le président de la Région Sud, qui avait été le seul édile à être représenté l'an dernier. Cette fois, c'est Fabrice Pannekoucke, le successeur de Laurent Wauquiez, qui coche donc une double case : entériner sa première participation au CES, tout en se positionnant comme le seul homme politique français présent pour l'édition 2025.
« Nous sommes la seule région à disposer encore d'un pavillon, mais aussi la seule qui ait envoyé sa première vice-présidente à l'économie, son président et un conseiller délégué au numérique, détaille le président de Région. Nous ne sommes pas venus ici pour faire du tourisme, mais pour proposer à notre écosystème une vitrine très bien placée au sein de l'Eureka Park, avec la volonté que ces start-up puissent être accompagnées avec nous, puis revenir plus tard comme exposants. »
Alors que sa visite comprenait également des rendez-vous à huit clos avec des délégations étrangères (consul de France à Los Angeles, délégation québécoise, investisseurs privés...), le patron de la région Auvergne Rhône-Alpes a renoué avec la tradition, entamée par son successeur, de « chasser en meute » aux couleurs d'une région bleu turquoise, qui a coloré jusqu'à la moquette du pavillon. En affirmant même ses positions face à l'organisme centralisant les forces cette année : « Je l'ai dit de manière très claire aux représentants de Business France : nous travaillons bien entendu en complémentarité, mais nous allons rester avec notre pavillon parce que là aussi, ce succès, ce mouvement, cette force à un moment donné qui se retrouve derrière nos couleurs, fait qu'on va rentrer avec un enthousiasme qui a été partagé. Celui d'appartenir à une grande région industrielle, d'innovation », ajoute Fabrice Pannekoucke.