CES 2025 : les start-up françaises face à une compétition mondiale accrue
Anne Taffin (AuRA), avec Laurence Bottero (Sud), Pierre Cheminade (Nouvelle-Aquitaine) et Olivier Miguet (Grand Est)
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C'est dans un contexte économique et politique chahuté que le CES ouvrira ses portes en 2025. Dans cet environnement pétri d'incertitudes, les régions repensent leur stratégie de représentation.
DR/ML
Autrefois rendez-vous incontournable de la tech mondiale avant la pandémie, le Consumer Electronic Show (CES) rouvrira ses portes du 7 au 10 janvier prochain à Las Vegas. Cette édition se tiendra dans un contexte économique tendu pour la France, marqué par une hausse des faillites d’entreprises et une prudence des investisseurs. Dans ce climat incertain, les régions françaises adaptent leurs stratégies.
C'est dans un contexte économique tendu que le CES, l'événement créé en 1967 pour faire découvrir en avant-première et commercialiser de nouvelles technologies susceptibles de devenir les innovations du monde de demain, s'ouvrira cette année.
Avec d'une part, l'arrivée imminente de Donald Trump à la Maison Blanche qui promet de mener une politique « pro-business ». C'est à dire, une politique « qui musèle tout ce qui fait grain de sable : l'environnement, les règles prudentielles, les concurrents trop gênants... », analyse Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi.
Soit autant d'éléments qui soulignent la compétition accrue à laquelle sont confrontées les start-up françaises alors même que le contexte économique et politique du pays est mu par l'incertitude, du maintien de son gouvernement d'une part et du vote du budget 2025 de l'autre. Et qui poussent les régions et les entreprises à s'interroger sur la stratégie à adopter concernant leur déplacement à l'événement.
Entre combativité et diversification
« Les entreprises font face à des enjeux particulièrement importants de protectionnisme à la fois américains et chinois et de sortie de Covid difficiles», confirme Pierre Gondard, chargé d'affaires international pour Auvergne Rhône-Alpes Entreprises, qui accompagne les start-up de la délégation en amont du salon.
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Or,« dans les moments où la conjoncture est un peu plus complexe, il faut envoyer des signaux forts sur ce que l'on fait sur le territoire pour continuer à être attractif ».
Dans le Grand Est et le Sud, on y voit l'opportunité de tester son marché. « Il faut que nos start-up se confrontent à leurs marchés, qu'elles rencontrent leurs partenaires potentiels, qu'elles accèdent à des leviers de financement », abonde Claude Sturni, vice-président du conseil régional du Grand Est, chargé de l'économie.
Anne Taffin (AuRA), avec Laurence Bottero (Sud), Pierre Cheminade (Nouvelle-Aquitaine) et Olivier Miguet (Grand Est)