Les ambitions de Renaud Sornin pour la French Tech lyonnaise
Stéphanie Borg
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renaud sornin
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Les divergences autour de la question de la Halle Girard, lieu totem de Lyon French Tech, ont failli vous faire renoncer à vous présenter à la présidence de l'association. Qu'en est-il aujourd'hui ?
C'est vrai qu'il y a eu des tensions, des questions d'ego provoquées par des déséquilibres d'intérêts entre les différentes parties. Mais nous sommes désormais accordés, la "Tech" retrouve une bonne place dans le consortium qui est composé d'Arty Farty, du Groupe SOS et d'Axeleo. Ce dernier remplace 1Kubator.
En insufflant ce nouvel équilibre dans la gouvernance, on donne aussi le mouvement pour ce lieu : il sera moins tourné vers l'incubation de startup, mais bel et bien vers l'accélération d'entreprise, en phase avec notre projet Lyon French Tech. Ce sera aussi l'occasion de réconcilier différents acteurs pour éviter la fracture digitale entre tous les mondes.
La question de l'accélération est centrale dans votre nouvelle feuille de route. Que cela signifie-t-il exactement ?
Notre première ambition, c'est de nous recentrer autour des fonctions régaliennes de l'association. Nous devons arrêter de nous disperser. Nous allons reprendre en main l'administration des dispositifs French Tech en local, le Pass French Tech en tête. Il était administré pour notre compte par Digital League.
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Les processus de création, d'amorçage sont bien ancrés, il nous faut désormais repérer les pépites et les faire grandir. Nous allons donc identifier au plus vite l'ensemble des actions menées et les partager selon les acteurs et les compétences dont nous disposons.
Éventuellement, si le besoin se fait sentir, nous pourrions compléter le maillage pour combler un manque si aucun de nos adhérents ne voulait les prendre en charge.
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L'engouement autour de la création est acté : il faut désormais se recentrer sur les champions : comme dans une entreprise, quand on se concentre sur son client principal, celui qui a un fort potentiel de croissance. Il faut casser le plafond de verre de l'hypercroissance.
Stéphanie Borg