Institut 3.I.A : plus que quelques jours avant le verdict final
Marie Lyan

Université Grenoble Alpes
Laurent Cerino / ADE
Marie Lyan

Université Grenoble Alpes
Laurent Cerino / ADE
Il faisait partie des quatre dossiers retenus, aux côtés de Nice, Paris et Toulouse. Après une phase de sélection, l'appel à manifestation d'intérêts pour l'obtention du label 3IA par l'Etat français entre dans une nouvelle phase, avec l'annonce officielle confirmant les lauréats ainsi que leur dotation qui devrait intervenir dans les prochains jours. Avec, à la clé, une enveloppe globale de 100 millions d'euros sur quatre ans, dont près de 5,6 millions d'euros par an rien que pour le site de Grenoble.
Regroupé autour d'un projet de centre de recherche sur l'intelligence artificielle, le dossier, porté par la communauté Université Grenoble-Alpes (ComUE), rassemble l'ensemble des partenaires académiques (CEA, Insern, INRIA, CNRS, Grenoble INP, UGA, etc).
S'il a désormais presque la certitude que son dossier sera retenu, Eric Gaussier, le porteur de projet MIAI Grenoble Alpes et futur directeur de cet institut, préfère se montrer prudent.
Si Grenoble peut se montrer confiante, c'est parce qu'elle a déjà passé la première épreuve drastique de sélection, début décembre, qui a fait tomber le nombre de dossiers sur la table des jurys de 12 à 4.
L'enveloppe attribuée à l'institut grenoblois pourrait ainsi s'élever à 5,6 millions d'euros par an, sur une période de quatre ans, tandis que des cofinancements privés pourraient d'après lui multiplier ce chiffre par deux.
Le volume des partenariats industriels prévus a également augmenté, en passant de 37 à 55 partenaires, qui devraient répondre présents à la fois en matière de financement, ainsi que sur une participation aux travaux de recherche. Certains, comme IBM, ont par exemple déjà confirmé leur volonté de participer en fournissant leurs machines et outils de calcul.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Des industriels qui viennent donc à la fois participer à des projets, acquérir de nouvelles compétences, mais aussi se positionner, à plus long terme, sur une logique de recrutement.
C'est pourquoi l'institut 3IA souhaite mettre sur pied une offre de formation à l'échelle de l'ensemble de ses partenaires, en vue de mettre sur pied des certificats en IA dédiés aux cursus spécialisés, mais aussi pour compléter d'autres filières de formation. Avec un objectif : parvenir à doubler le nombre de personnes formées dans ce domaine d'ici quatre ans.
Alors que de premières discussions ont eu lieu à ce sujet pour déterminer quels pourraient être les programmes concernés, les acteurs grenoblois attendent donc désormais le feu vert de l'Etat.
Avec, parmi les interrogations qui demeurent, la question des chaires de recherche.
Aucune annonce du gouvernement n'a non plus été réalisée concernant le renouvellement de l'enveloppe à l'issue de la période des quatre ans.
Mais les acteurs grenoblois misent déjà sur cette aide pour lancer la machine :
À lire également
L'institut, qui ne possédera pas de statut juridique propre, sera rattaché à la ComUE et bénéficiera, à ce titre, des locaux universitaires situés sur le campus de Saint-Martin d'Hères ainsi que sur la Presqu'île scientifique.
Il pourra également compter sur des synergies avec les projets Idex.
Marie Lyan
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain