La medtech Tessan veut conquérir la région avec ses cabines de télémédecine
Anne-Gaëlle Moulun
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
La borne de téléconsultation Tessan, avec ses dispositifs médicaux connectés, veut réduire le nombre de déserts médicaux en utilisant la technologie.
DR
La medtech Tessan veut conquérir la région avec ses cabines de télémédecine
[Innovation] Lutter contre les déserts médicaux, mais pourquoi pas aussi renforcer l'offre de soins en période de Covid-19. La medtech francilienne Tessan envisage de déployer 300 à 400 cabines de télémédecine supplémentaires dans la région Auvergne Rhône-Alpes, après avoir commencé à déployer ses dispositifs dans 85 pharmacies en France, dont 7 en AuRA. Elle vise également des marchés convexes comme celui de l'ophtalmologie.
C'est une annonce qui prend un nouveau visage, alors même que la France est touchée de plein fouet par la deuxième vague de Covid-19. Depuis janvier 2020, près de 450 patients d'Auvergne-Rhône-Alpes ont pu accéder à un médecin généraliste ou à des spécialistes, grâce aux bornes et cabines de téléconsultation fournies par la medtech Tessan.
Installés dans des pharmacies de la Drôme, de l'Ain, de la Loire et de la Haute-Savoie, ces dispositifs permettent en effet une consultation à distance avec un recueil de données de santé via des objets connectés.
"Aujourd'hui, il existe différents modes de téléconsultation", explique Justin Bollet, directeur marketing chez Tessan. "On connaît surtout la téléconsultation par visioconférence, mais nous proposons aussi des bornes ou cabines connectées composées de sept objets médicaux : un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre, un dermatoscope, un autoscope, un stéthoscope et une balance connectée", développe Justin Bollet.
Une téléconsultation remboursée
Dans ces cabines, il est désormais possible de réaliser des consultations avec des médecins généralistes ou spécialistes (pédiatres, dermatologues, etc.). Des visites sans rendez-vous pour consulter un généraliste, avec un temps d'attente moyen estimé à 7 minutes. Pour les spécialistes, le patient doit cependant appeler son pharmacien, qui lui réserve un créneau de rendez-vous.
Ces cabines ont plus d'un tour dans leur sac, puisque les téléconsultations ainsi proposées font l'objet d'un accord de remboursement avec la Sécurité sociale et par les mutuelles, afin que les patients n'aient rien à débourser. Elles ne nécessitent pas non plus de professionnel de santé dédié pour leur entretien ou l'assistance des patients, qui peuvent ainsi les utiliser de manière autonome. "En fonction de la pathologie du patient, le médecin activera à distance le bon outil, à savoir plutôt un tensiomètre ou un dermatoscope, s'il s'agit d'étudier un grain de beauté par exemple", détaille Justin Bollet.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.