DEVELOPPEMENT DURABLE. Dans un contexte où les emballages plastiques sont voués à disparaître et le gaspillage alimentaire réduit, Biotyfood veut se positionner comme l'outil idoine. Son ambition croise d'ailleurs celle de la Semaine européenne du développement durable, mais aussi du salon européen de la gastronomie, le SIRHA, où la jeune pousse, qui vient de boucler sa première levée de 750.000 euros, s'apprête à présenter cette semaine son système de mise sous vide, garanti sans plastique.Acté par plusieurs textes, le plastique à usage unique s'apprête à disparaître de gré de nos cuisines et nos habitudes. Déjà, la COP21 en 2015 en faisait état, puis plus récemment et concrètement, la Loi Anti-gaspillage pour une économie circulaire, votée en février 2020, sonne la fin des emballages uniques d'ici à 2040.
C'est sur ce créneau que s'est positionné le lyonnais Jean-François Bourrec en créant Biotyfood, début 2020. Son système de mise sous-vide se veut puissant, pratique et sans plastique. L'idée ? Proposer une machine connectée, où la mise sous vide s'effectue de manière automatisée par l'appareil, selon des paramètres calculés en avance par son concepteur, et dont il garde le secret. Avec l'ambition d'atteindre une performance de 0,2 bar de dépression (contre une moyenne de 0,7 bar pour la plupart des standards du marché, précise la société).
De leur côté, les bocaux en verre borosilicate complètent l'ambition puisqu'ils visent à proposer des contenants "sans aucun perturbateur endocrinien, réutilisables à l'infini et sans consommable jetable", précise la startup, qui fournit également une application mobile permettant à son utilisateur de gérer notamment la durée de conservation où d'être alerté sur les dates limites de conservation.
Objectif : se différencier des systèmes proposés jusqu'ici, où la mise sous-vide se faisait alors dans des poches en plastiques ou des bocaux peu pratiques, et pas toujours efficaces.
C'est cette idée qui lui a permis récemment de boucler sa première levée de fonds en Seed, d'un montant de 750.000 euros, auprès d'un groupement de 3 investisseurs. Un tour de table qui devrait encore être complété par un prêt d'amorçage investissement (PAI) de Bpifrance à hauteur de 350.000 euros, afin de financer l'outil de production de sa machine sous vide nouvelle génération mais aussi de participer au développement commercial de cette innovation pour qu'elle rejoigne par la suite les rangs du petit électroménager (PEM).