Dracula Technologies n'a pas attendu l'appel à projets « Première Usine » pour se donner les moyens d'industrialiser sa technologie. En revanche, les cinq millions d'euros que vient de lui accorder l'État, dans le cadre de la 3e relève de ce dispositif (dont les lauréats ont été dévoilés ce début de semaine), vont très clairement lui permettre d'accélérer la cadence de mise en fabrication de ses dispositifs photovoltaïques organiques (OPV) destinés à l'Internet des Objets.
Alors que l'entreprise envisageait d'investir, il y a un an, six millions d'euros dans son usine, ce sont finalement 15 millions qui vont être injectés dans ce premier site industriel. Grâce à l'aide accordée via « Première usine » donc, ainsi qu'à un apport de 7 millions d'euros (subvention + entrée au capital) de l'EIC (conseil européen de l'innovation) et à une levée de fonds de 5,5 millions d'euros menée à l'automne 2022 auprès du fonds souverain Auvergne-Rhône-Alpes, de la Banque des territoires et de l'Américain Semtch, un des principaux fabricants mondiaux de semi-conducteurs à faible consommation (LoRA).
Créée en 2011, Dracula Technologies a développé une technologie (protégée par plusieurs brevets) de modules photovoltaïques sur mesure destinés aux objets connectés. Ces modules permettent d'alimenter des objets connectés du bâtiment nécessitant des micro-puissances. Par exemple, des interrupteurs, des capteurs de température, des détecteurs d'incendie. Ou même, et c'est une nouvelle voie que pourrait explorer Dracula après celui de l'IoT du bâtiment, des traceurs de géolocalisation autonomes qui ne nécessiteraient aucune batterie mais seulement un peu de lumière.