Manifestation climatique la plus concrète de la présence et des activités de la ville, l’îlot de chaleur urbain constitue un des principaux enjeux de l’adaptation des villes au changement climatique. La start-up ECOshifter développe un outil de diagnostic et de solutions pour les communes.Les villes sont confrontées à des enjeux majeurs d'adaptation au climat. C'est l'une des priorités du 3e Plan national d'adaptation au changement climatique, présenté le 25 octobre dernier par le Premier ministre Michel Barnier. Parmi les 51 mesures annoncées : en 2026, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) produira une cartographie des îlots de chaleur dans 83 villes de plus de 50.000 habitants.
Manifestation climatique la plus concrète de la présence et des activités de la ville, l'îlot de chaleur urbain est une élévation localisée des températures dont la mesure se base sur des indicateurs comme l'occupation du sol, la présence de végétation et d'eau, ou l'implantation et la hauteur des bâtiments. Pour s'adapter, les villes ont besoin d'identifier ces bulles de chaleur et des solutions pour en limiter les effets.
Défis climatiques les plus pressants
C'est ce à quoi s'attaque la start-up montpelliéraine créée en avril dernier, ECOshifter. Son fondateur, Joël Reboul, est un expert de la modélisation et du patrimoine numérique des territoires : il faisait partie des cofondateurs de Bionatics, une entreprise montpelliéraine qui propose des maquettes 3D à destination des acteurs de l'aménagement du territoire, et dont il s'est retiré pour fonder ECOshifter.
La start-up présente pour la première fois sa solution sur le Smart City Expo World Congress de Barcelone, du 5 au 7 novembre : une plateforme logicielle d'adaptation des territoires au changement climatique, avec un premier module sur la lutte contre les îlots de chaleur urbains et l'artificialisation des sols.