L'exécutif de la Métropole de Lyon a voulu la porter en étendard : la collectivité de 1,4 million d'habitants va lancer, le vendredi 13 septembre 2024, le premier des cinq week-ends de la « convention métropolitaine pour le climat », qui réunira une centaine d'habitants tirés au sort pendant cinq mois autour de l'adaptation au changement climatique.
Calqué sur le modèle des conventions citoyennes jusqu'ici appliquées au plan européen (d'abord en Irlande, au Royaume-Uni ou au Danemark...), national (sur le climat en 2019, ou sur la fin de vie en 2023) comme local (à Grenoble, à Rouen, ou encore Bordeaux), cette convention métropolitaine sera la première en France à être consacrée à l'adaptation au changement climatique, et non plus seulement à son atténuation.
« C'est par exemple penser aux déplacements pour emmener les enfants à l'école, au refroidissement des bâtiments l'été... », énumère Laurence Boffet, vice-présidente déléguée à la participation et aux initiatives citoyennes. L'élue pointe ainsi le caractère « prospectif » du sujet : il s'agit non seulement de lutter contre le changement climatique, mais aussi imaginer et anticiper les modes de vie futurs, sur le moyen et le long terme.
Car l'adaptation consiste à « gérer l'inévitable et éviter l'ingérable » dans l'une des agglomérations qui se réchauffe le plus vite en France métropolitaine, avec une augmentation des températures attendue de 2,7 degrés en moyenne en France en 2050 par rapport à l'ère préindustrielle, et environ +4 degrés en 2100, indique à son tour Philippe Guelpa Bonaro, vice-président délégué au climat, à l'énergie et à la réduction de la publicité.