Quels leviers pour adapter la ville au changement climatique ? À Lyon, la métropole de 58 communes a déjà largement dépassé l'augmentation de 1,5 degrés, inscrite dans les accords de Paris par rapport à l'ère préindustrielle.
Celles-ci pourraient même atteindre les températures estivales moyennes de Madrid à l'horizon 2050, ou encore d'Alger en 2100, indiquent les schémas directeurs du Grand Lyon, qui s'appuient sur le scénario « RCP8.5 » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le plus pessimiste, avec une augmentation moyenne de 4 degrés à la fin du siècle.
Face à ces changements majeurs, couplés à l'incertitude du climat hivernal et en intersaisons (les printemps démarrent plus tôt, mais des gelées peuvent intervenir plus tard ; tandis que les épisodes de fortes pluies sont plus intenses), les collectivités élaborent des stratégies de végétalisation afin de rendre soutenable et habitable la ville dans un climat futur au caractère inédit (jamais le climat planétaire ne s'est réchauffé aussi vite).
Pour adapter la ville, les végétaux constituent d'abord un levier important : les arbres permettent en effet d'ombrager les espaces urbains, en captant les rayons du soleil, afin que ceux-ci n'échauffent pas les éléments minéraux. La température des feuilles, quant à elle, n'augmente pas, grâce à la transpiration.