Taxis aériens : Eva veut lever 10 millions d'euros avant la fin de l'année

Florine Galéron

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Eva

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"Nous sommes partis d'un constat partagé dans les villes du monde entier : il faut trouver des alternatives face aux bouchons automobiles et rendre ces trajets urbains plus agréables", lance Gianmarco Scalabrin. À tout juste 24 ans et deux années passées chez Amazon, cet ingénieur italien est devenu à l'automne dernier le directeur de la technologie de la startup toulousaine Eva (pour Electric visionary aircrafts). Cette jeune société veut mettre au point des taxis aériens autonomes.
Eva est loin d'être isolé face à un marché des taxis aériens autonomes en pleine ébullition. Le Chinois Ehang a posté en février dernier une vidéo d'un vol avec un passager quelques jours après qu'Airbus ait montré une photo de son premier essai à cinq mètres du sol de son prototype Vahana en Californie.
De son côté, Eva a pris ses quartiers depuis le mois de novembre sur l'ancienne base militaire de Francazal, au sud de Toulouse. "Je ne connaissais pas la région toulousaine auparavant. Mais c'est super puisque des sociétés très innovantes comme Hyperloop TT ou EasyMile sont également installées sur le site. Et puis, la piste d'essais se situe juste en face des bureaux", relève le jeune ingénieur.
L'équipe d'Eva est pour l'instant composée du Français Olivier Le Lann (ex-Tesla) en tant que directeur général, du CTO italien Gianmarco Scalabrin, d'un directeur financier japonais et d'un responsable design venu d'Inde. La société a également embauché cinq ingénieurs supplémentaires il y a quelques mois et table sur un effectif de 20 personnes d'ici fin 2018.
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Ces renforts doivent permettre à Eva de réaliser ses premiers prototypes. "Nous espérons faire voler un appareil à l'échelle 1/5e d'ici quelques mois pour tester la transition entre le vol vertical et le vol horizontal. Nous voulons réaliser le premier vol d'un engin à taille réelle en fin d'année", assure Gianmarco Scalabrin. Étant donné que le survol des villes par de tels engins est actuellement interdit en Europe, la startup mise en priorité sur les mégalopoles asiatiques plus souples au niveau réglementation pour lancer les vols commerciaux. Par ailleurs la startup prévoit de réaliser un premier tour de table de 10 millions d'euros avant fin 2018 avant une levée de fonds de 100 millions d'euros en 2019.
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