Demain, la congestion routière deviendra-t-elle une congestion aérienne ? D'ici à quelques années, le scénario ne semble pas si utopique que cela. Dans l'agglomération toulousaine, plusieurs acteurs innovants positionnés sur le taxi volant, autonome et électrique, travaillent à la conception de prototypes dans l'espoir de réaliser un exploit industriel majeur. Attirée par l'agence d'attractivité de Toulouse Métropole, la startup Eva (Electric Visionary Aircrafts) est venue s'installer à l'automne 2017 sur l'ancienne base militaire de Francazal, au sud de la ville, aux côtés d'autres acteurs qui planchent sur la mobilité autonome comme EasyMile. Car plus qu'un taxi volant, la jeune startup veut mettre au point un taxi autonome.
Mais depuis quelques semaines, Eva n'est plus le seul acteur présent sur ce marché à Toulouse. L'agence d'attractivité est parvenue à attirer une autre jeune pousse, cette fois-ci britannique, du nom de Neoptera et qui prévoit d'employer une trentaine de personnes d'ici à trois ans.
En plus des pépites, les géants de l'aéronautique s'intéressent également au marché. Comme Airbus depuis trois ans avec Vahana, son projet de taxi volant autonome ayant effectué son premier vol en janvier 2018. Par la suite, d'autres vols tests ont été réalisés tout au long de l'année 2018, et "nous projetons nos premiers tests avec des passagers à l'horizon 2020", avait déclaré à La Tribune Zach Lovering, le responsable du programme, lors de ce premier vol.