Oncopole : la navette EasyMile testée dès février 2020

Pierrick Merlet

La navette EasyMile est équipée d'une rampe PMR électrique intégrée, comme l'a prouvé le test à Pibrac en 2017.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

La navette EasyMile est équipée d'une rampe PMR électrique intégrée, comme l'a prouvé le test à Pibrac en 2017.
Rémi Benoit
Après deux expérimentations concluantes à Pibrac, puis dans le centre-ville de Toulouse, la pépite locale EasyMile avait annoncé début mai le lancement prochain d'un troisième test de ses navettes autonomes à Toulouse, sur le site de l'Oncopole. Néanmoins, aucun calendrier de mise en œuvre n'avait été communiqué hormis la tenue d'une réunion préparatoire entre Toulouse Métropole et EasyMile à la mi-juin.
Finalement, les travaux d'aménagements ont été effectués cet été et la collectivité vient d'annoncer le calendrier pour cette expérimentation inédite, puisque pour la première fois les navettes EasyMile circuleront à Toulouse sans opérateur à bord.
Ainsi, cette nouvelle phase de tests se déroulera en quatre temps. Tout d'abord, en février 2020, le véhicule d'une capacité de 12 personnes dont six places assises se déplacera sur la contre-allée nord du trajet reliant l'Oncopole à son parking visiteurs. Puis il effectuera le même trajet durant l'été 2020, mais cette fois-ci sans opérateur à bord. Après cette première partie, la navette autonome et "propre" effectuera un nouveau trajet, vers l'avenue Joliot Curie, en mars 2021, avec de nouveau un opérateur à bord, avant de refaire ce circuit à l'été 2021 sans opérateur à l'intérieur. Néanmoins, les divers acteurs du dossier se veulent rassurant à ce sujet.
Jusqu'à présent, la réglementation française permettait de réaliser ce type d'expérience seulement sur des voies fermées à la circulation. En visite à Toulouse le 10 novembre 2017, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, avait alors promis de "donner un cadre plus souple pour les expérimentations de véhicules autonomes", face aux équipes de la jeune pousse. Parole tenue grâce notamment à la loi Pacte, promulguée en 2018, sans oublier la loi LOM récemment adoptée par l'Assemblée nationale, et qui facilite aussi la tenue d'expérimentation de véhicules autonomes.
Avec ce nouveau cadre législatif, les divers acteurs du dossier ont pensé ce test pour faire le lien entre le parking déporté visiteurs et patients et l'Institut. Les navettes EasyMile seront ainsi un complément au service actuel de navettes thermiques, qui font aujourd'hui la jonction.
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