La fusion Impôts-Trésor, un an après

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Les 52.000 foyers fiscaux d'Étampes n'en ont rien su. Le 1er avril, leur hôtel des finances a vécu. Formellement et juridiquement, c'est désormais un Centre des finances publiques ? Service des impôts des particuliers (SIP). D'ici la fin avril, 160 SIP seront ainsi constitués, avec comme objectif 250 à la fin de l'année et 750 en 2012. Les SIP sont des guichets uniques issus, en milieu urbain, du regroupement des centres des impôts et des trésoreries. Fini pour les contribuables les parties de ping-pong qui les voyaient aller du CDI au Trésor public selon qu'ils avaient à encaisser un chèque ou à démêler des questions d'impôts sur le revenu. À Étampes, deux agents sont là pour accueillir les usagers. Une contribuable pose des questions sur sa déclaration de revenus fonciers et son ISF, elle est immédiatement renseignée. Une autre veut déposer un chèque, elle est dirigée vers la caisse. En cas de demande plus complexe, des boxes sont prévus pour que le contribuable puisse régler, en toute confidentialité, son problème avec un agent spécialisé. « Réactivit頻Les SIP sont la traduction concrète pour les contribuables de la fusion entre les administrations des impôts (DGI) et celles de la Direction de la comptabilité publique (DGCP). Voulue par Nicolas Sarkozy, cette réforme a donné naissance à la Direction générale des finances publiques (DGFIP), qui regroupe les deux anciennes directions. Depuis un an, plusieurs chantiers ont été menés de front. D'abord, la fusion des deux administrations centrales, soit 2.500 personnes. « Cette nouvelle organisation nous a fait gagner en réactivit頻, estime le directeur de la DGFIP. Selon lui, dans la précédente configuration, il n'aurait pas été possible de prendre aussi rapidement les mesures de financement de l'économie annoncées en décembre (12 milliards sur un plan de 26 milliards). Au niveau local, le processus de rapprochement des directions des services fiscaux et des trésoreries en une seule entité est engagé. En septembre, on devrait en compter 20. Avec à la clé, le choix sensible d'un seul patron là où il y en avait deux. « C'est très tendu », reconnaît Philippe Parini. Parallèlement, il faut organiser les SIP dans les villes, alors qu'en milieu rural les trésoreries demeurent en place avec des agents formés pour fournir un accueil fiscal de proximité. Les sujets plus complexes sont transmis par le fonctionnaire au SIP qui le traitera et fera ensuite connaître le règlement au contribuable. Une organisation qui ressemble fort à celui des agences bancaires. Du côté des agents, cette fusion ne se fait pas sans stress malgré des modules de formation. Les syndicats en veulent pour preuve les taux de grévistes d'environ 55 % enregistrés lors des derniers mouvements sociaux. Malgré ce mécontentement, il n'est pas question de ralentir le rythme. Cette réforme est emblématique de la réforme de l'État. Anne Eveno

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