Quatrième trimestre de pertes pour Citi

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Passée de 250 milliards de dollars (près de 187 milliards d'euros) à moins de 90 milliards de dollars hier, la capitalisation boursière de Citigroup, qui fut avant la crise la première américaine dans le secteur bancaire, a encore souffert en Bourse, certes comme l'ensemble des marchés, à la publication de ses résultats trimestriels. Dans le rouge pour le quatrième trimestre consécutif, la banque a annoncé une perte de 2,8 milliards de dollars, contre un bénéfice de 2,2 milliards un an plus tôt. Ces pertes sont une fois de plus liées à des dépréciations et à des pertes sur le marché du crédit, qui se sont élevées à 13 milliards de dollars. Celles-ci s'expliquent par 4,92 milliards de dollars de pertes sur les crédits, 3,9 milliards de provisions pour des créances litigieuses et enfin 4,42 milliards de dollars de dépréciations sur des crédits hypothécaires.Alors que la crise s'éternise et contamine progressivement la banque de détail, Citigroup a accumulé, après cinq trimestres de crise des subprimes, 71 milliards de dollars de dépréciations et­pertes sur les marchés du crédit. Pour faire face à cet impact, la banque a levé à ce jour 50 milliards de dollars. Elle a par ailleurs, comme elle s'y était engagée à la fin du premier semestre 2008, cédé pour 50 milliards de dollars d'actifs, passant à la seconde place derrière JP Morgan en termes de classement par volume d'actifs. Si Citigroup ne s'était pas fait souffler Wachovia par Wells Fargo la semaine dernière, elle aurait alors pu rester en tête.Dans ce contexte, Vikram Pandit, le PDG du groupe, fait preuve d'un certain optimisme : au-delà d'" un environnement économique difficile et de dépréciations continues sur [ses] actifs historiques, le groupe fait des progrès sur les segments qu'[il] contrôle ". Le patron croit que le groupe est capable de " réaliser pleinement (son) potentiel de bénéfices une fois que l'économie se sera stabilisée ", précisant que les capitaux de la banque " vont être encore renforcés, via la cession d'actifs dans la banque de détail en Allemagne au quatrième trimestre [au Crédit Mutuel pour 4,9 milliards d'euros, Ndlr], la poursuite de la réduction des actifs historiques, ainsi que grâce aux dernières mesures décidées par le gouvernement fédéral et le Trésor américain ". En effet, en attendant la reprise d'une partie des actifs toxiques des banques par des fonds publics, le plan Paulson deuxième version a prévu l'injection massive de capitaux propres dans neuf banques, dont Citi, qui recueillera 25 milliards de dollars.

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