Allègre annonce la création de 40.000 emplois-jeunes dans l'Education nationale

Le ministre de l'Education nationale, Claude Allègre, a annoncé dimanche soir sur France 3 la création de 40.000 emplois-jeunes dans l'Education nationale. Une partie de ces emplois, dont la mise en place, progressive, s'étalera entre octobre et la fin de l'année, servira à l'encadrement d'activités culturelles ou de travaux dirigés qui seront aménagés dans le cadre d'une réorganisation des rythmes scolaires, a expliqué le ministre de l'Education nationale. Auditionné par la Commission des affaires sociales la semaine dernière, Claude Allègre avait précisé que la réforme en cours sur l'aménagement de la journée scolaire - cours fondamentaux le matin, activités culturelles et sportives l'après-midi et études dirigées en fin de journée - allait exiger « des moyens nouveaux en personnel d'éducation et de formation ». Ces emplois devraient aussi permettre une meilleure sécurité dans les locaux scolaires et à la sortie des cours. Ils font partie de l'engagement pris par les socialistes pendant la campagne de créer 700.000 emplois pour les jeunes en deux ans, dont 350.000 dans le secteur public et 350.000 dans les entreprises privées. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité Martine Aubry, chargée de piloter le programme, doit élaborer un projet de loi pendant l'été qui sera discuté dès la session anticipée du Parlement début septembre, dans le cadre des projets de loi prioritaires du gouvernement. Elle a demandé à chaque ministère de recenser les emplois nécessaires. Dans le secteur public, le gouvernement a précisé que ces emplois-jeunes ne seraient pas des postes de fonctionnaires, mais des contrats de travail de cinq ans, à plein temps, rémunérés au Smic, l'Etat prenant à sa charge entre 80 et 100% du coût. Les experts chiffrent à 35 milliards en année pleine le financement du dispositif. Les syndicats ont réagi avec prudence à l'annonce du ministère de l'Education nationale et demandent l'ouverture rapide de discussions pour lever les interrogations. Car beaucoup de questions restent encore sans réponse, notamment les missions précises qui seront confiées à ces jeunes, leurs statuts, l'articulation avec les CES - contrats emploi-solidarité - et leur articulation avec l'engagement pris par Claude Allègre de titulariser tous les maîtres-auxiliaires (MA). La FEN, qui juge « positive » l'annonce du ministre de l'Education nationale a toutefois décidé de mettre en place un groupe de réflexion sur les profils des postes à pourvoir et rappelle que ces emplois « ne doivent pas substituer aux emplois dans la Fonction publique ». Les inquiétudes grandissent au sein de la FSU, le premier syndicat d'enseignant, qui redoute un détournement des postes de maîtres-auxilliaires vers ces emplois et demande des éclaircissements rapides sur le financement de ces mesures. Delphine Girard

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