Nissan décidé à remonter la pente aux États-Unis

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L e patron des constructeurs Renault et Nissan a choisi de le faire savoir par communiqué de presse, dès l'ouverture du salon de Detroit : il reste intéressé par un élargissement de son alliance franco-japonaise à un constructeur américain. Pour Carlos Ghosn : " Un membre nord-américain fait sens. Il y a un partenaire asiatique et un partenaire européen. " En attendant que ce sujet, devenu une Arlésienne, ne débouche, le groupe cherche à redorer son blason aux États-Unis. Nissan est en effet le seul constructeur japonais qui ne soit pas parvenu à tirer profit de la faiblesse des Big Three sur leur propre marché. Ses ventes ont baissé en volume de 5 %, à 1,02 million d'unités aux États-Unis l'an dernier, tandis que Toyota et Honda continuaient leur progression.TROIS NOUVELLES BERLINES" En 2007, nous visons une reprise de nos ventes, grâce à de nombreux lancements de nouveaux modèles ", affirme à La Tribune Dominique Thormann, vice-président de Nissan North America. Un redémarrage qui serait le bienvenu. " Nous avons passé seize mois sans nouveauté. La gamme a donc vieilli. Mais c'est reparti ", explique Dominique Thormann. Le partenaire japonais de Renault vient déjà de commercialiser trois nouvelles berlines, dont la Versa, un modèle d'entrée de gamme (à partir de 12.500 dollars) produit au Mexique. Cette dernière d'ailleurs " marche si bien qu'il a fallu augmenter les capacités de l'usine d'Aguascalientes, qui tourne six jours par semaine 23 heures sur 24 ".Ce mois-ci arrive en outre la première voiture hybride de Nissan, l'Altima, à technologie Toyota. Et en septembre s'ajoutera un 4×4 très compact (pour les États-Unis), le Rogue. " Nous comptions 6 gammes différentes il y a six ans, nous en sommes à 17 et passerons bientôt à 20. " Le constructeur veut investir les segments en vogue outre-Atlantique alors que " le créneau des gros pick-up et 4×4 chute franchement ". En 2006, Nissan a vu ses ventes de voitures diminuer de 3 % mais celle des trucks de 7,3 %.2.000 DOLLARS DE REMISE EN MOYENNELa profitabilité des opérations nord-américaines a été affectée. Mais " tous nos modèles sont rentables ", promet le dirigeant de Nissan... À l'exception notable de l'Altima hybride. " L'équation économique n'y est pas ", indique Dominique Thormann, peu enthousiaste pour ce type de véhicule. En revanche, même la petite Versa est " très profitable ".Malgré la chute des volumes, Nissan a réussi à préserver des marges correctes car " nous n'accordons que 2.000 dollars de remise en moyenne, comme Toyota ou Honda, très loin de quelques concurrents qui vont jusqu'à 9.000 dollars. Et nous ne réalisons que 8 % de nos ventes avec les flottes [traditionnellement à marge faible], contre 25 à 30 % pour certains ". Enfin, gage d'une bonne rentabilité structurelle, " l'usine Nissan de Smyrna (Tennessee) reste la plus productive des sites automobiles en Amérique du Nord ".Rentabilité record en Europe" On a fait nettement mieux en rentabilité l'an dernier en Europe. Ce sont des résultats record, supérieurs à ceux des autres constructeurs généralistes européens ", assure à La Tribune une source interne de Nissan. Et ce malgré un plongeon des ventes en Europe occidentale, dû notamment à l'obsolescence de certains modèles et à des restructurations de réseaux, en particulier en Allemagne et en Espagne. " Notre boom en Russie compense les baisses ailleurs. " Du coup, les ventes sur le Vieux Continent dans son ensemble " sont restées stables à 540.000 unités (Turquie comprise) ". L'amélioration de la profitabilité s'explique par " l'arrêt de modèles qui gagnaient marginalement de l'argent et une meilleure efficacité globale de l'entreprise ". Nissan bénéficiera en 2007 de nouveaux produits.

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