Net recul de l'immobilier de bureau

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Le marché de l'immobilier d'entreprise (location et vente de bureaux, commerces et entrepôts) connaît un ajustement sévère, consécutif à la crise financière et à la morosité économique. Est-il pour autant en crise ? Les volumes investis au premier semestre en Île-de-France sont tombés à 4,65 milliards contre 10,9 milliards d'euros au premier semestre 2007, d'après le GIE Immostat qui regroupe quatre grands cabinets de conseil (Atisreal, CBRE, DTZ et Jones Lang LaSalle). Au plan national, les investissements ne dépassent pas 7,1 milliards contre 13,7 milliards au premier semestre 2007, mais la province résiste mieux que l'Île-de-France. La taille moyenne des transactions est passée de 44 millions d'euros en 2007 à 27 millions au premier semestre 2008. Les grandes transactions à plus de 100 millions d'euros n'ont concerné que huit actifs et sept portefeuilles.REPLI MOINS PRONONCE POUR LE MARCHE DE LA LOCATION" l'investissement en immobilier d'entreprise a chuté de près de 50 % dans toute l'europe. paris ne pouvait faire exception, d'autant que la remontée du coût de l'argent implique une exigence de rentabilité supérieure ", analyse Benoît du Passage, le président de Jones Lang LaSalle. " Ce n'est pas une crise structurelle de l'immobilier, il n'y a pas de surproduction comme en 1991-1992. Il s'agit plutôt d'une crise de financement des investissements nécessitant un "repricing"des actifs, difficile à accepter pour de nombreux acteurs ", estime Aurélie Lemoine, directrice des études chez CBRE. Les investisseurs anglo-saxons sont moins présents. Français et allemands ont fait le marché. Jean-Michel Ciuch, directeur des études au Crédit Foncier, estime toutefois qu'il y a " une suroffre en bureaux, l'offre vacante à un an ayant crû de 10 % à 3,8 millions de mètres carrés en Île-de-France ".Du côté de la location, le marché connaît aussi un repli, moins prononcé. Le volume global de la demande placée de bureaux en Île-de-France n'a pas dépassé 593.900 m2 au deuxième trimestre contre 720.300 m2 au deuxième trimestre 2007. " Le contexte économique n'incite pas les entreprises à s'étendre ou recruter, relève Aurélie Lemoine. Le volume placé devrait atteindre sur 2008 entre 2,3 et 2,5 millions de mètres carrés en Île-de-France, l'équivalent de 2005. Les moteurs de la demande évoluent, les entreprises déménagent pour réduire leurs coûts ". " La demande pour les grandes surfaces très modernes aux normes haute qualité environnementale reste élevée. Il n'y a pas de chute des loyers ", assure Benoît du Passage.

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