Le duo Milan-Francfort étudie une offre sur Euronext

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La Bourse de Milan a suspendu vendredi ses discussions avec Euronext en vue de créer une société de marché commune. Les négociations avaient été officiellement engagées il y a à peine un mois. Si elles avaient abouti, elles devaient ouvrir la voie à une alliance avec la Bourse de New York (Nyse), avec laquelle Euronext a déjà signé un accord de fusion.Ce scénario est aujourd'hui compromis. Sous la pression des dirigeants politiques italiens, préférant un rapprochement de trois places financières de la zone euro, Euronext, Deutsche Börse et Borsa Italiana), et après l'intérêt marqué de la Bourse de Francfort pour Milan, le conseil d'administration de Borsa Italiana a finalement choisi de proposer son propre projet de " Bourse fédérale européenne ". À charge maintenant pour l'administrateur délégué de Borsa Italiana, Massimo Capuano, " d'en vérifier la faisabilité avec les Bourses intéressées ", c'est-à-dire en premier lieu Francfort et Paris, mais probablement également Madrid.Une offre meilleure. Selon une source bancaire milanaise contactée par La Tribune, Borsa Italiana a en fait déjà sondé tant Euronext que Deutsche Börse sur les chances d'un tel projet. Et, pour arracher Euronext des bras du Nyse et la mettre dans des mains purement européennes, une des options à l'étude est que Deutsche Börse et Borsa Italiana fassent ensemble " à Euronext une offre de rachat meilleure que celle du Nyse ", soit 10,4 milliards de dollars (8,1 milliards d'euros). Tenu au silence en raison de son accord avec le Nyse, Euronext n'y serait pas hostile. " L'extension du modèle d'Euronext à l'Europe est notre souhait depuis le début. À charge toutefois qu'il soit effectivement partagé par tous et qu'il crée un réel marché fédéral ", a d'ailleurs réagi à l'initiative italienne la place basée à Paris, en jouant un peu sur les mots. Pour la forme, Euronext a seulement indiqué qu'une grande Bourse européenne " serait renforcée par une alliance internationale comme celle entre Euronext et le Nyse "." L'objectif est avant tout de faire la Bourse de la zone euro ", indique-t-on à Milan, tout en la définissant, pour ménager la susceptibilité américaine, " ouverte à l'avenir à des alliances internationales ultérieures ". Pour y parvenir, Borsa et ses conseils, les banques d'affaires Mediobanca et Rothschild étudient désormais " le modèle industriel tenant compte des exigences de tous les marchés potentiellement concernés ". Il s'agirait de rassembler dans une holding commune les activités de marché d'Euronext, Borsa et Deutsche Börse et, dans une autre distincte, celles de règlement-compensation (Montetitoli et Clearstream notamment).

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