Le président du Bayern Munich a ouvert un compte en Suisse pour... jouer en Bourse

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Ancien joueur de football des années 1970, Uli Hoeness, patron du Bayern Munich depuis 2009 après avoir managé le club durant 30 ans, a visiblement souhaité retrouver une adrénaline comparable à celle du terrain. Poursuivi par la justice allemande pour évasion fiscale, Uli Hoeness a expliqué mercredi avoir ouvert un compte en Suisse pour jouer en Bourse. \"Entre 2002 et 2006, j\'étais vraiment dans les paris (boursiers)\", a-t-il déclaré au journal Die Zeit, à quelques heures de la demi-finale retour de son club en Ligue des champions, face à Barcelone, ce soir au Camp Nou, en Catalogne. \"Je faisais à certains moments des transactions jour et nuit, avec des sommes parfois extrêmes, difficiles à comprendre aujourd\'hui. Je prenais mon pied, c\'était de l\'adrénaline à l\'état pur », a-t-il ajouté. Uli Hoeness conseillé par Robert-Louis Dreyfus pour ses placements boursiersUli Hoeness indique également avoir été conseillé et financé pour ses placements boursiers par feu Robert-Louis Dreyfus, l\'ancien propriétaire d\'Adidas et de l\'Olympique de Marseille (OM). Il raconte avoir commencé à jouer de fortes sommes en Bourse avant l\'éclatement de la bulle Internet, au début des années 2000, et assure avoir reçu de l\'argent de Dreyfus en 2001. \"Il m\'a dit: « faisons quelque chose ensemble », il m\'a dit qu\'il financerait ça. C\'est comme ça que les millions ont atterri sur ce compte, qui n\'est que le mien\", souligne Uli Hoeness, signifiant ainsi que le Bayer Munich n\'était en rien mêlé à ses activités.\"L’enfer a commencé pour moi\"La crise financière de 2008 a ensuite incité Uli Hoeness à limiter ses investissements boursiers. \"Ma vie a changé le 20 mars dernier à sept heures du matin. Je me suis retrouvé en robe de chambre devant le procureur qui venait de sonner à ma porte. C\'est là que l\'enfer a commencé pour moi », reconnaît le patron du Bayern Munich. Uli Hoeness a porté plainte contre lui-même pour évasion fiscale afin, conformément à la législation allemande, d\'avoir une chance de s\'attirer la clémence des juges. Par ailleurs, sa proximité avec la CSU, le parti conservateur de Bavière, explique en partie, selon les observateurs, le recul de trois points dans les sondages de la CDU-CSU au pouvoir, à moins de cinq mois des élections législatives en Allemagne.  

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