Le nouveau Robin des bois

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Deux fois par semaine, depuis vingt ans, Paul Krugman, 57 ans, livre sa vision de l'économie dans le « New York Times ». Et, comme toujours, c'est lui qui, de tous les éditorialistes, recueille le plus de commentaires. « Enfant terrible » de la science économique, il incarne la gauche décomplexée, celle qui voudrait qu'Obama aille encore plus loin. Professeur d'économie à l'université de Princeton, il a un don : celui de savoir rendre intelligible aux philistins, avec force formules chocs et exemples choisis, les théories et implications politiques les plus sinueuses. Ses fans en redemandent, ses détracteurs le conspuent. Une chose est sûre, ses prises de position font couler de l'encre. Comme ce fut encore le cas récemment dans une tribune consacrée aux super-riches dans laquelle il dénonçait « les nantis révoltés d'avoir à payer des impôts légèrement plus élevés ». À New York, qui concentre le plus de milliardaires au monde, on a grincé des dents. Mais à trop vouloir bousculer les politiques, Krugman, qui était déjà la bête noire de l'administration Bush, commence aussi à agacer Barack Obama, susurre-t-on à Washington. S. L.-D.Paul Krugman éditorialiste, professeur à Princeton et prix Nobel d'économie

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