« Nous avons réussi grâce à une autre politique »

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Jan Vincent-Rostowski, ministre des Finances polonaisLa Pologne fait figure d'exception. Nombreux sont les autres pays qui souffrent de la crise?Effectivement, la Pologne est le seul pays de l'Union européenne, et même le seul pays de l'OCDE, qui passera la crise sans avoir essuyé une contraction de son PIB. La croissance devrait se situer à 1,1 % sur l'année 2009. C'est le résultat d'une politique qui est à l'inverse de celle poursuivie par la majorité des pays : nous avons introduit des mesures d'économie dans nos dépenses publiques, à hauteur de 1 % du PIB. Pourtant, malgré les bonnes performances économiques de la Pologne, les investisseurs la boudent comme les autres?Les investisseurs étrangers ont moins d'argent de toute façon. Cela dit, c'est vrai que cette situation est frustrante. Les gros titres des journaux d'Europe de l'Ouest évoquent les problèmes des banques en Europe de l'Est, par exemple, mais il s'agit surtout de banques occidentales qui ont perdu beaucoup plus chez elles que chez nous !La Pologne a quand même un problème de déficit, ce qui l'éloigne d'une adhésion à la zone euro?la zone euroNous avons eu, c'est vrai, de moindres recettes fiscales, tandis que les pays qui sont déjà dans la zone euro n'ont plus à se préoccuper du critère de Maastricht en ce qui concerne le déficit. Quoi qu'il en soit, le principal parti d'opposition ne souhaite pas une entrée rapide dans la zone euro. Et à l'époque la plus propice pour le faire, entre 2005 et 2007, ce parti, qui était au pouvoir à ce moment-là, ne l'a pas fait? De plus, il nous faut encore changer la Constitution pour pouvoir adopter l'euro. Or l'opposition a quasiment assez de sièges au Parlement pour bloquer une telle initiative? Propos recueillis par L.J.B, à Krynica.

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