Très chères places boursières
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Les affaires reprennent, nous disent les différents cabinets de statistiques. Si les groupes miniers ont récemment donné le « la » en réaffirmant leur volonté de réaliser des mégafusions à coups de milliards de dollars, d'autres industries ont elles aussi décidé de mettre le turbo pour redessiner les contours de leur paysage. C'est le cas des opérateurs boursiers qui, depuis l'annonce du rapprochement de Deutsche Börse avec Nyse-Euronext, sont tous en ébullition. Les enjeux sont de taille. Il s'agit de ne pas rater le tournant de la délocalisation des transactions ni l'essor des produits dérivés. D'où la multiplication des rumeurs de ces derniers jours et l'évocation de scénarios les plus farfelus. Quitte à aboutir à des mariages consanguins, voire incestueux. Mais en finance, « l'argent n'a pas d'odeur » et tous les coups sont permis. D'autant que personne ne veut être laissé-pour-compte et se retrouver seul face à des mastodontes susceptibles de faire la loi sur les prix. Dans ce contexte, on imagine mal un London Stock Exchange regarder les trains passer sans réagir. Ni le Nasdaq américain se contenter d'un strapontin. Seulement voilà, pour se marier il faut être deux et ces entreprises ont de telles prérogatives et contraintes technologiques qu'elles ont finalement peu de marge de manoeuvre pour s'entendre sans faire tiquer et leurs actionnaires et les organes de la concurrence. En attendant, les porteurs de titres de ces entreprises se frottent les mains : depuis l'annonce de l'OPA de la Bourse allemande sur Nyse-Euronext, ce dernier a pris 16 %, le LSE 10 %, et le Nasdaq... 25 %. On se croirait revenu en 2005 où toutes ces sociétés rêvaient déjà de se rapprocher. Avant que les querelles d'ego ne finissent par faire capoter tous ces beaux projets. [email protected]
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