L'Irouleguy, de France et de Navarre
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Il y a vingt ans, le vin d'Irouleguy souffrait encore d'une mauvaise image auprès des amateurs. « Il faut reconnaître qu'elle était méritée », admet Michel Bergouignan, président du syndicat de l'AOC. Mais depuis, les 45 propriétaires des 346 hectares de ce vignoble planté en terrasse, à flanc de montagne, entre 200 et 400 mètres d'altitude, et sur quinze communes de Basse-Navarre ont fait des efforts considérables pour améliorer leur vin rouge assemblé à partir de tannat et de cabernets (Sauvignon et Franc). « C'est aujourd'hui un vin en principe corsé et tannique, qui trouve un bon équilibre entre acidité et alcool. Il offre une belle expression aromatique de fruits rouges ou de fruits noirs », commente Michel Bergouignan. Il se mariera donc très bien avec l'ardi gasna.« C'est un vin structuré qui peut se garder plusieurs années », ajoute Xavier Pierre, directeur de la Cave Coopérative qui regroupe 60 % des producteurs. L'Irouléguy produit environ 1 million de bouteilles les bonnes années. Principalement du rouge et du rosé. Le blanc, élaboré à partir des mêmes cépages que le jurançon voisin n'a fait son apparition qu'en 1988 et ne représente encore que 15 à 20 % de la production globale. Celle-ci est principalement commercialisée dans la région, essentiellement en vente directe et davantage aux gens de passage qu'aux habitants de la région pour lesquels il peut paraître un peu cher. Car il faut en effet compter 6 euros en moyenne la bouteille pour un cru courant et jusqu'à 12 euros et même 15 euros pour les bouteilles haut de gamme.F. A.
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