Une puce française dans le prochain mobile HTC vendu aux états-Unis
La Tribune
La Tribune
Au début du mois de juin, l'opérateur télécoms américain Sprint Nextel va lancer un téléphone fabriqué par le taiwanais HTC. Il a déjà été présenté à la presse américaine comme un « iPhone killer », un tueur d'iPhone. Aux états-Unis, l'iPhone n'est distribué que par AT&Tmp;T et les autres opérateurs cherchent un produit concurrent capable de les remettre sur un pied d'égalité. Sprint pense l'avoir trouvé avec l'HTC EVO 4G. C'est un appareil tactile, puissant, doté de deux caméras et pouvant utiliser son réseau Wimax de quatrième génération. à l'intérieur de ce téléphone qui fonctionne avec le système d'exploitation Android 2.1, on trouve un circuit de Qualcomm, le leader mondial de la spécialité, mais aussi une puce du français Sequans Communications pour la partie Wimax. Peu connu des non-spécialistes, Sequans Commununication, ne vend qu'en dehors de France. La société revendique 40 % de parts de marché pour les puces Wimax et croit en son potentiel pour les puces LTE (Long Term Evolution). Sequans Communications a été créée en 2003 par deux anciens d'Alcatel, Georges Karam et Bertrand Debray, qui n'en sont par à leur coup d'essai. En 2001, ils avaient vendu Pacific Broadband Communications à Juniper Networks pour 200 millions de dollars. La société s'est d'abord positionnée sur les puces Wimax. Elle a sorti ses premières puces pour le Wimax fixe en 2006, puis les puces pour le Wimax mobile en 2007. Ces dernières représentent aujourd'hui l'essentiel de son chiffre d'affaires. En 2010, il devrait tourner autour de 60 millions de dollars après un exercice 2009 étale par rapport à 2008 (23 millions de dollars). Elle est maintenant rentable.investisseursPour les puces LTE, Sequans Communications a choisi de se focaliser sur le mode dit TDD, c'est-à-dire que la même fréquence est utilisée pour émettre et recevoir. C'est une évolution naturelle de la technologie Wimax qui lui a permis d'être sélectionnée par la Chine et China Mobile pour une démonstration grandeur nature lors de l'Exposition Universelle de Shanghai.Malgré la concurrence d'Intel, Qualcomm et ST-Ericsson, Sequans Communications a de grandes ambitions qu'elle compte financer par une introduction en Bourse. Jusqu'à présent, elle a levé 40 millions d'euros avec quatre tours de financement. Le dernier lui a permis d'accueillir des investisseurs stratégiques : Alcatel, Motorola, Swisscom et Reliance.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?