Ankara mise sur une victoire au référendum

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C'est sous une pluie battante que le Premier ministre turc est venu déposer son bulletin de vote dimanche dans un quartier de la rive asiatique d'Istanbul. Recep Tayyip Erdogan, dont le parti dirige le pays depuis novembre 2002, jouait gros. Son avenir politique était lié au vote des 49 millions d'électeurs qui devaient se prononcer sur un projet de révision constitutionnelle. Le paquet présenté au peuple prévoit l'amendement de 26 articles d'un texte rédigé par les auteurs du coup d'État militaire du 12 septembre 1980. Il prévoit notamment la poursuite du processus de démilitarisation et une réforme des hautes cours de justice, adversaires coriaces du parti conservateur musulman de Recep Tayyip Erdogan. On y trouve aussi des mesures en faveur de l'égalité hommes-femmes, la création d'un « ombudsman » ou encore l'élargissement des droits syndicaux. Examen de crédibilitéÀ moins d'un an d'élections générales, ce référendum fait figure de test pour l'AKP (Parti de la justice et du développement). Test personnel pour son leader, il est aussi un examen de crédibilité en direction de Bruxelles qui exige des avancées de la part d'Ankara pour poursuivre son processus d'intégration.Selon des résultats provisoires rendus publics hier soir, le oui devait l'emporter à environ 59 %. « Un tel résultat sera interprété comme un acte de confiance envers l'AKP, confirme Ertug Yasar du journal économique ?Referans?. Il fera croître la confiance en l'économie turque. Les taux d'intéret pourront baisser, la livre turque gagnera en valeur et la hausse de la Bourse se poursuivra. » Un rejet du paquet constitutionnel, aurait mis en lumière « un risque d'instabilité financière » à l'approche des élections de 2011. Delphine Nerbollier, à Istanbul

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