Uranium : le « yellowcake » australien repart à la hausse

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« Une mauvaise nouvelle en provenance du Japon peut tout remettre en question. »Le prix spot de l'uranium a rebondi mercredi, entraînant dans son sillage le cours des principales compagnies minières australiennes présentes sur le secteur. Après avoir enregistré de fortes baisses lors des cotations de lundi et de mardi, ERA (Energy Resources of Australia), la filiale de Rio Tinto, a gagné 12,7 %, tout comme Paladin Energy (+12 %) et Extract Resources (+5,8 %). Suite au séisme japonais, la livre de « yellowcake » avaient terminé la semaine à 66,50 US dollars, pour plonger encore un peu plus lundi à 60, bousculant les compagnies du deuxième exportateur mondial, qui au total ont vu fondre leurs titres de près de 1,8 milliard d'euros en 48 heures, selon les experts australiens. La bourse de Sydney a clôturé lundi à son niveau le plus bas de ces neuf dernier mois, pendant qu'ERA, quatrième producteur d'uranium au monde, affichait mardi sa cotation la plus faible depuis 2005. Sur les 10.000 tonnes de minerai produites chaque année en Australie, un quart est destiné au Japon, soit 50 % de la consommation du pays. La reprise des cours, établis à 65 dollars la livre mercredi, a donc redonné un peu d'air aux compagnies, même « si une mauvaise nouvelle en provenance du Japon peut tout remettre en question », souligne Ben Potter, analyste chez IG Markets. Comme beaucoup de ses confrères, il craint les effets d'une chute de la demande japonaise conjuguée à une baisse des investissements dans l'uranium australien, suite aux rapatriements programmés des capitaux nippons dorénavant affectés à la reconstruction de l'archipel. Deux projets de mineLes miniers australiens veulent pourtant rester confiants, alors que la Russie, le Brésil, la Chine et l'Inde continuent d'annoncer la construction d'une soixantaine de réacteurs supplémentaires dans les prochaines décennies. Le pays se tient déjà prêt à faire face à la demande et depuis la fin de la politique de limitation du nombre de gisements enterrée en 2009, une quatrième mine a commencé ses opérations pendant que deux autres projets sont en phase de démarrage. Selon les observateurs, le pays devrait être en mesure d'exporter près de 14.000 tonnes par an à l'horizon 2013. En attendant de connaître la décision de BHP-Billiton concernant Olympic Dam, le plus grand dépôt d'uranium de la planète, situé dans l'état d'Australie du Sud. Le géant minier, plutôt épargné cette semaine grâce à sa politique de diversification, projette d'investir 21,5 milliards d'euros pour porter la production annuelle du site de 4.500 à 19.000 tonnes. Ses intentions doivent être dévoilées au début de l'année prochaine. Olivier Caslin, à brisbane

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