Cadres  : qu'en sera-t-il de l'accord Agirc-Arrco  ?

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En mars 1982, l'âge légal de départ à la retraite est passé à 60 ans, mais la loi n'a été appliquée qu'au seul régime obligatoire. Celui des retraites complémentaires - dit Agirc-Arrco - dépend des partenaires sociaux, qui ont maintenu cet âge à 65 ans. Les salariés du privé se sont alors retrouvés dans une situation kafkaïenne. À condition d'avoir cotisé le nombre suffisant de trimestres, ils pouvaient partir à la retraite avec leur pension de base à taux plein à 60 ans, mais devaient attendre 65 ans pour toucher leur retraite complémentaire à taux plein ou n'en toucher que 78 % à 60 ans. Pour leur éviter ces pénalités, les partenaires sociaux ont instauré un fonds de financement qui prend en charge les 22 % de pénalités. Le dernier accord a été signé après une terrible partie de bras de fer entre représentants des patrons et des salariés. Il prendra fin au 31 décembre 2010 et déjà les partenaires sociaux fourbissent leurs armes pour négocier le suivant. Ce sont surtout les cadres supérieurs, pour qui les pensions complémentaires représentent quasiment les deux tiers de la retraite globale, qui ont tout à perdre d'une mauvaise renégociation. Seul point « positif » et encore inconnu : si l'âge légal de la retraite passe à 61 ou 62 ans, les pénalités sur le régime complémentaire seraient moins fortes et le fonds de financement pourrait continuer à les prendre en charge. M. P.

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