Medef et Afep promeuvent la parité dans les conseils

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C'est une petite révolution qu'ont annoncée lundi matin Laurence Parisot, présidente du Medef, et Maurice Lévy, patron de Publicis et tout nouveau président de l'Association française des entreprises privées (Afep). Les deux organismes patronaux recommandent désormais aux entreprises cotées de recruter, d'ici à trois ans, 20 % de femmes dans leurs conseils d'administration ou de surveillance, et 40 % d'ici à six ans. Afep et Medef ont modifié en conséquence le code de gouvernement d'entreprise des sociétés cotées, appliqué par la quasi-totalité des sociétés du SBF. Il s'agit bien sûr d'appliquer la future loi sur la parité dans les conseils, dont la proposition a été votée il y a quelques semaines, à l'initiative du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé et de Marie-Jo Zimmermann. Au-delà de la question de l'équité entre homme et femmes, il s'agit aussi, selon Laurence Parisot, de valoriser dans les conseils une « sensibilité et une approche différente de l'entreprise - celles des femmes », notamment sur les sujets humains. L'engrenage des quotas« Si ces sujets sont davantage présents dans les conseils grâce aux administratrices, cela va irriguer toute l'entreprise, par capillarit頻, renchérit Maurice Lévy, qui parle d'expérience puisque le conseil de Publicis est quasiment paritaire. Le Conseil de l'Afep a adopté cette modification du code à l'unanimité. Cette nouvelle disposition contribuera à faire du fameux code Afep-Medef « le plus avancé du monde occidental », selon Laurence Parisot. Reste qu'avec de tels objectifs chiffrés sur la féminisation des conseils, les organismes patronaux mettent le bras dans un engrenage. Pourquoi ne leur demanderait-on pas aussi des chiffres en matière de diversité ethnique ou d'emploi de telle ou telle catégorie de salariés aujourd'hui victimes de discrimination, si elles-mêmes appliquent la méthode des quotas dans leurs conseils d'administration ? À l'heure de la réforme des retraites et de la mobilisation sur l'emploi des séniors, les entreprises vont avoir du mal à éviter de nouvelles obligations en la matière. Pour la présidente du Medef, il faut toutefois faire la différence entre les sujets d'ordre éthique, comme celui de l'égalité homme-femme, et les sujets économiques, comme l'emploi des seniors, pour lesquels la réponse se trouve dans la croissance et le travail sur la compétitivité. François Lenglet

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