Euphorie chez les distributeurs américains pour les fêtes de fin d'année

 |   |  451  mots
Au coin de la 34e et de Broadway, quelques milliers de personnes sont attendues ce matin à l'aube devant les portes de Macy's. Dans le froid new-yorkais, elles patienteront jusqu'à l'ouverture, à 4 heures, de ce temple américain de la consommation, avec ses huit étages et ses 200.000 mètres carrés. Le prix à payer pour bénéficier des meilleures affaires. Ce vendredi aux États-Unis, les consommateurs vont en effet se ruer dans les centres commerciaux et les grands magasins. C'est le « Black Friday », le lendemain de Thanksgiving et coup d'envoi symbolique des achats de fin d'année. Et la fièvre acheteuse se poursuivra tout au long de week-end. L'an passé, 195 millions de personnes avaient dépensé sur ces trois jours 41,2 milliards de dollars. Lundi, ce sera le tour du « Cyber Monday », la course aux promotions sur Internet. Le chiffre d'affaires généré est bien plus modeste, mais il devrait tout de même flirter avec la barre du milliard de dollars.Problème des margesSelon une enquête réalisée par America's Research Group, près d'un américain sur deux prévoit d'effectuer un achat lors de ce week-end prolongé. Ils n'étaient que 37 % en 2009. Plus nombreux, les clients devraient cependant réduire leur budget : 54 % d'entre eux prévoient ainsi de dépenser moins. L'an passé, la valeur du panier moyen avait déjà fondue de près de 10 %, tombant à 343 dollars. « Ils vont surtout se concentrer sur les produits d'appels, comme des télévisions ou des ordinateurs à prix bradés, prédit Britt Beemer, le président de l'institut. Cela pose un problème pour les marges des distributeurs. » Seulement 15 % des acheteurs prévoient en outre d'utiliser leur carte de crédit, un signe qu'ils regarderont une fois de plus à la dépense. Les distributeurs se montrent pourtant plutôt optimistes. Selon la National Retail Federation, les ventes de fin d'année devraient générer 447 milliards de dollars cette année, en hausse de 2,3 %. Bien qu'inférieure à la moyenne des dix dernières années, cette croissance marquerait une accélération par rapport en 2009. Et elle permettrait de ramener la consommation à ces niveaux d'avant crise. Les performances enregistrées depuis le début du mois semblent leur donner raison. Selon IBM Coremetrics, les achats de bijoux, particulièrement affectés par la plus grave récession qu'aient connue les Etats-Unis depuis l'après-guerre, ont par exemple bondi de 30 % entre le 1er et 18 novembre. En publiant ses résultats trimestriels mercredi, le joaillier Tiffany a d'ailleurs promis un chiffre d'affaires robuste au quatrième trimestre. Avant lui, le premier distributeur mondial Wal-Mart ou encore la chaîne de grands magasins JCPenney avaient fait de même.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :